Je suis bien en phase avec votre édito, et notamment avec sa conclusion.
Traiter le prêtre de sa paroisse en frère …plutôt qu’en père est à mon avis un vrai sujet , la “paternité spirituelle ” n’étant à mes yeux qu’une vaste foutaise et un immense piège à abus de tous ordres, abus spirituel en tête.
Rares – mais heureusement bien vivants – sont les prêtres qui habitent sainement… et finalement, saintement , leur condition d’homme pécheur, non pas comme excuse facile de leurs fautes, mais comme faculté de se situer justement dans leur rapport aux personnes qui viennent chercher auprès d’eux aide et écoute spirituelles. Non, ils ne savent pas tout, non, ils n’ont surtout pas ” la ligne directe du Bon Dieu” comme le pensent implicitement bien des personnes. Ils n’ont à offrir d’abord que leur capacité d’écoute animée par le respect des personnes et leur propre désir de Dieu.
Auprès d’eux – tout aussi bien qu’auprès de femmes formées à l’écoute spirituelle – peut alors se trouver une aide précieuse, sage et respectueuse, qui a tout à voir avec l’aide apportée par un frère ou une soeur ainée plus expérimentée…et non par un pseudo père qui donnerait la vie ??
Non, seul le Père révélé dans le Christ donne la vie.
Ne mélangeons pas tout au nom d’une théologie sacerdotale mal fichue depuis trop longtemps.