Dans le monde sans en être

Edito : Qui est mon prochain ?‏

“Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort.
Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.
Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre.
Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.
Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.
Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.”

Luc 10, 30-35

Face à tant de chaos dans nos actualités, la tentation est grande de se replier sur soi. La question des migrants, ou même celle de la zone euro, donne envie de faire de l’Europe une forteresse, un château-fort dont on maîtriserait les douves et le pont-levis. Et effectivement, c’est parfois la solution la plus simple que d’ériger quatre murs autour du territoire contrôlé, pour ne plus avoir besoin de s’inquiéter des menaces qui viendraient d’ailleurs.

Ce n’est pas la voie qui nous est proposée. On nous propose au contraire de se préoccuper de notre prochain, de le recueillir, le soigner, et même lui laisser un peu d’argent pour qu’il puisse se remettre sur pieds.

C’est ce qu’ont réalisé cette semaine le diocèse de Lyon, avec les fondations Follereau et Mérieux, en inaugurant l’école Saint-Irénée à Erbil, en Irak. En allant à la rencontre des réfugiés irakiens, en échangeant avec les évêques orientaux, en quittant la tour d’ivoire que peut être l’Europe, cette coopération permettra d’accueillir 900 enfants, et leur offrir une scolarité et une chance.

Comme tant de saints des premiers siècles, Saint Irénée a quitté son Orient natal pour apporter la lumière dans les contrées gauloises. Aujourd’hui, on peut rendre grâce pour tous ceux qui s’en souviennent.

Ayssalène

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