Dans le monde sans en être

Le match de notre vie

football-cielEn cette période estivale et sportive, nombreux sont ceux qui vont suivre la finale de la coupe du monde de football, ce weekend.

C’est un sport assez récent – les règles datent du 19ème siècle – mais qui galvanisent les foules ! Il n’y a qu’à observer le peu d’activités extérieures lors d’un match de l’équipe nationale ou la taille des stades : près de 80000 personnes !

Dans la première épître aux Corinthiens, au chapitre 9, Saint Paul commentait ainsi les jeux du stade :

Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide.

Nous pouvons voir de grandes similitudes entre un sport – le football – et la vie chrétienne, la vie conjugale.

En premier lieu, c’est une condition non individuelle mais en équipe. Un footballeur seul ne peut gagner un match. Un gardien de but à besoin de défenseurs. Un attaquant a besoin de bons milieux de terrains. De même dans la vie conjugale, le mari a besoin de sa femme et la femme de son mari. Il n’y a pas de vie conjugale seule.

“si je cours, ce n’est pas sans fixer le but”

Ensuite, ce qui est visible avec le football : c’est l’objectif commun d’une équipe : gagner le match, en marquant des buts. De même dans la vie conjugale, il est nécessaire de se fixer un objectif commun et ambitieux. C’est ce que des fiancés rédigent dans leur “projet de vie”. C’est ce sur quoi un couple doit bâtir sa vie chaque jour : la sainteté. Non la sainteté individuelle mais la sainteté conjugale, à l’exemple des bienheureux Louis et Zélie Martin (béatifiés le 19 octobre 2008 à Lisieux). Viser moins, c’est prendre le risque de perdre le match. “Trois points vaut mieux qu’un seul tu auras”.

“Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère”

Enfin, les footballeur s’entraînent durs, depuis très longtemps, pour gagner la coupe du Monde : de la même manière dans notre vie chrétienne, il faut s’entraîner petit à petit pour l’objectif choisi. Les points concrets d’efforts proposés par les équipes Notre-Dame sont un bon entraînement, régulier, sur la route du match de notre vie : la sainteté.

“vous, courez de manière à l’emporter”

En tout cela, il faut faire équipe. équipe avec son mari, sa femme et aussi avec Jésus, l’unique Sauveur. Sans Lui, nous ne pouvons rien faire.

Quand nous chutons, demandons lui pardons : courons nous confesser pour qu’Il nous relève. Quand nous avançons : courons pour Lui rendre Grâce, c’est de Lui que vient tout don. Quand nous ne savons plus dans quelle direction courir, approchons nous de Sa Lumière, car c’est Lui qui est notre Lumière et notre Salut.

“Je n’hésiterai pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.” 2 Co 12, 9b

Abbé Nicolas

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