Dans le monde sans en être

La passion du Christ, Grégoire de Nazianze – Vendredi saint

vendredi

 “Mes yeux voient encore un spectacle effroyable. Regardez, voyez le sang…” Plainte d’une Mère que même l’assurance de la Lumière du troisième jour ne peut à ce moment consoler. Sous la forme d’une tragédie, La Passion du Christ de saint Grégoire de Nazianze (père de l’Église du IVe siècle, originaire de Cappadoce dans l’actuelle Turquie) nous donne à contempler les larmes de  la Vierge au pied de la Croix.

“Descendez-moi le corps
que je serre les bras et le corps du Seigneur,
en adorant la chair que j’ai nourrie.”

À la souffrance réelle du Dieu fait homme correspond la douleur de la Mère du Fils de Dieu. Dans cet extrait, Marie après avoir refusé les consolations pour pleurer la Passion, voit et décrit le transpercement du Verbe. Soudain, le soldat même qui le perça : 

“proclame à grands cris que “ce mort est vraiment le Fils de Dieu”
Il court, regardez, il se jette au pied de la croix
et s’affaisse terrassé par le spectacle qu’il a vu.

Il se frappe la poitrine et il embrasse le sol
à l’endroit où le pied de la croix est baigné
par le flot, qui sort encore du côté.
Il recueille le jet dans ses mains et il s’en oint la tête,
à ce qu’il semble, pour en être purifié.”

Bonne lecture.

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