Dans le monde sans en être

“Lâchez donc Poutine” ou la droite nationale et son refoulement

poutineObservations sur la perception politique de la situation mondiale par la droite française vis-à-vis de l’Ukraine. Par Yaroslav Ponomarenko, Ukrainien en thèse de doctorat en Pologne.

J’appelle perspective de refoulement une position qui refuse de voir la réalité à partir du moment où elle nous paraît terrifiante. Cette analogie empruntée à la psychanalyse signifie, selon moi, que la conscience d’une partie des représentants de la droite française qu’on pourrait qualifier de « souverainistes », refuse de voir la situation politique internationale telle qu’elle est à cause des risques d’une prise de position. Une position « internationaliste » de la part de la gauche ne serait pas si étonnante, c’est la raison pour laquelle je ne parle ici que de la droite.

La droite française se voit tout d’abord comme une vraie droite (et cela peu importe ses courants) et donc se sent obligée de s’opposer à la gauche sans toujours profondément analyser la situation politique et ses enjeux. C’est une des raisons qui donne aussi souvent l’avantage à la gauche française, qui se révèle souvent plus souple que la droite.

Il n’est pas étonnant d’entendre ou de ressentir la position de la droite française qui verrait la France comme une grande puissance alternative. Alternative à quoi ? A l’hégémonie américaine bien sûr, et ceci coûte que coûte. Les scènes des Aventures d’Astérix et Obélix sont significatives lorsqu’elles nous rappellent que les Gaulois ne se rendent pas, même si c’est un petit village. Ils ont de toute façon une potion magique…

Après cet hommage à Goscinny, on peut noter, outre cette image fantaisiste mais non pas dépourvue de sens, que certains événements semblent être interprétés de cette manière aussi dans la vie politique réelle au niveau aussi bien national qu’international. D’autant plus que depuis un certain temps (et de plus en plus) ce cadre international n’a de cesse d’empiéter sur la politique nationale.

Nous pouvons par exemple remarquer les progrès de la propagande de la théorie du genre et, par là même, du nouvel ordre social et de tout le bloc du relativisme militant. Ce à quoi ni la France, ni d’ailleurs aucun autre pays que je connais, n’opposent de réelle résistance. Le rôle de l’Église et des religions en général se réduit d’une part à la laïcité souvent répressive et d’autre part à une cohabitation inter-religieuse probablement planifiée en vue de la neutralisation des religions en tant que telles. Il n’est donc pas étonnant que la droite se cherche un nouveau point d’appui et souvent succombe à la tentation d’absolutiser l’État. Cette idée n’est pas nouvelle et était déjà présente dans la vision politique d’Hegel. Mais quels sont les dangers de cette position ? La réponse fut apportée au XX siècle, un des dangers parmi les plus grands est le totalitarisme. Ce concept fut longuement décrit par de nombreux penseurs, entre autres Hannah Arendt, Chantal Delsol, etc. En outre toute l’équipe des auteurs du Livre Noir du Communisme a éclairé un phénomène du totalitarisme spécifique, à savoir le communisme, le socialisme militant… Néanmoins le concept de “totalitarisme” n’est pas aussi facile à définir qu’on le croit parfois. Je m’arrêterai plus sur la perspective du totalitarisme donnée sous forme d’interrogation par Claude Polin. Cette interrogation à la fin de son ouvrage concis, Le Totalitarisme 1Claude Polin, Le totalitarisme, Paris 1982, s. 126. traduit l’essence du totalitarisme comme une sorte de kaléidoscope constitué par les éléments révélateurs de ce phénomène, alors que leur composition peut varier. Les éléments les plus évidents pour moi sont la propagande, la persécution et l’utopisme 2Cf Hlib Kanievsky (ukr. Гліб Канєвський), l’expert du Centre des Etudes et Analyses Politiques, Ukraine, La machine de la propagande de Poutine et l’incapacité communicative de l’Ukraine (ukr. Машина пропаганди Путіна та інформаційна недолугість України), http://www.epravda.com.ua/publications/2014/04/1/433089/ [1.04.2014]. .

Ici je vais m’écarter de l’analyse théorique et m’arrêter sur un exemple concret et actuel, celui de l’illusion que Vladimir Poutine fait miroiter devant la droite française. Ou plutôt sur l’image que se créent certains représentants de la droite française du président russe. Je l’analyserai principalement dans le contexte de la récente et longue protestation en Ukraine mais aussi en me référant à certains éléments de la réalité politique ou idéologique en Occident.

En effet face au relativisme galopant présenté sous la forme de nouvel ordre social et même familial (ou anti-familial) se rapprochant de plus en plus de la bien ancienne forme du communisme platonicien, le président russe peut donner l’impression d’un rempart puissant. En  interdisant les manifestations des homosexuels par exemple, il se donne l’air de la moralité la plus classique. Mais est-ce crédible, ou bien est-ce un mythe, une nouvelle forme de refoulement de la droite française devant sa propre impuissance ?

J’opte pour cette deuxième option. J’exposerai par la suite les raisons en analysant la situation en Ukraine et la réception de l’image de cette situation ainsi que celle de la politique de l’actuel président russe Vladimir Poutine par l’opinion de la droite française dont la position peut se résumer par ce texte publié sur un blog de droite :

« Poutine, ce monstre, ce yéti, ce Staline des temps modernes, cet homophobe, ce pourfendeur des Tchétchènes, ce bouffeur de démocratie, ce colonisateur, cet impérialiste, ce tyran… Quel défaut ne lui a-t-on pas encore imputé? Quel crime n’a-t-il pas encore commis?

La crise en Ukraine est un fait grave, et dont les conséquences peuvent être dramatiques à l’échelle européenne, voire mondiale. Mais Poutine n’en est pas la cause.

La cause, c’est la mauvaise politique de Ianoukovitch, et c’est la réaction du peuple ukrainien aux abus de son Président. Je n’excuse pas Ianoukovitch, et je ne cherche pas à enfoncer les Ukrainiens. Seulement, je pense qu’il faut remettre les choses à leur place. Poutine soutient Ianoukovitch. Ok, ce n’est pas forcément la meilleure chose à faire.

Cela dit, le Ianoukovitch en question a été élu démocratiquement.

Les élections n’ont pas été truquées ou falsifiées: les Ukrainiens ont fait une bourde en élisant un président peu recommandable.

Donc oui, soutenir un tyran, un mauvais chef d’état, dans le cas présent, n’est pas une aberration, puisque cela concorde avec les intérêts du pays. (Y en a bien qui soutiennent Hollande, dans une moindre mesure… !) Soutenir le gouvernement légitime d’un pays, c’est ce que devraient faire tous les états qui se mêlent de cette crise, et toutes les organisations internationales. Car c’est là la norme et la justice

S’ils n’approuvent ou n’apprécient pas ce chef d’état, ils devraient prendre leur mal en patience, et prier pour que les élections suivantes tournent à l’avantage de leur chouchou. Même si l’action de Ianoukovitch ne sert pas les intérêts de leur pays, ces gouvernements n’ont pas à soutenir une révolution qui axe sa révolte sur la violence.

Les droits de l’homme que nous, pays de l’Union Européenne, avec nos copains d’outre-Atlantique, défendons avec passion et virulence devraient commencer par là.

Les révoltés de la Place Maïdan ont violé les droits de l’homme les premiers, en méprisant la démocratie qui avait portée Ianoukovitch au pouvoir, en embauchant (paraît-il) des snipers pour tirer sur la police.

Ianoukovitch a riposté, certes. Mais face à une émeute, que faire d’autre qu’envoyer la police anti-émeute ? Face à une révolte violente, comment réagir pour calmer la foule ? Il aurait pu démissionner. Je vous l’accorde. Mais sa riposte armée ne me surprend pas.

Elle est choquante car elle fait des morts parmi les civils. Et rien ne justifie cela. Cependant, je conçois que le président Ukrainien ait été déstabilisé et qu’il ait eu recours à cette violence.

Et par-dessus tout, la peur, je pense, a guidé ses décisions. Vu l’état de la foule, Ianoukovitch a dû craindre pour sa vie, ce qui est absolument logique et normal dans une telle situation.

Pour en revenir à Poutine, là encore, il n’a été en rien responsable de ces problèmes, qui sont pourtant la source de toute la crise actuelle en Ukraine et en Europe. Les vues sur la Crimée qu’on lui impute ne sont pas encore avérées : c’est, pour moi, une interprétation des actes de Poutine, et une diabolisation étudiée et systématique de tout ce qui émane de lui.

S’il y a envoyé des troupes, pour moi, c’est encore une fois dans l’intérêt de son pays : défendre une population qui le soutient, lui, son pays et son régime, est un acte politique et stratégique.

En soutenant les pro-russes de Crimée, Poutine s’octroie le soutien indéfectible de cette minorité, ce qui peut avoir un poids important dans la suite des événements, à l’heure où nul ne sait comment toute cette histoire va finir… 3Mais lâchez donc Poutine!!,  https://ribisel.wordpress.com/2014/03/10/mais-lachez-donc-poutine/ [10.03.2014] »

Après avoir pris connaissance d’une position ainsi formulée, difficile de ne pas se poser la question suivante : Poutine est-il le Président de l’Ukraine, ou bien de la Russie, pour avoir le droit d’agir ainsi et d’intervenir dans un pays voisin pour régler ses problèmes internes ? Pour, par exemple, décider du référendum en Ukraine, bien évidemment à travers la bouche de la minorité d’origine russe, mais tout aussi de la citoyenneté ukrainienne ? Qu’en est-il d’un référendum analogue en Russie s’adressant par exemple à la minorité ukrainienne en Russie, tout aussi importante que la minorité russe en Ukraine ? L’Ukraine doit-elle aussi recourir à la force ? Autrement dit, la question qui pourrait se résumer à la suivante : quelle valeur donner à ce référendum et au choix exprimé par une majorité des habitants de la Crimée ? Cela nous renvoie à des sujets beaucoup plus larges. Pour répondre plus généralement à une telle question et analyser ensuite la position présentée par ce texte tout à fait logique (mais dont le point de vue est faussé) et sous laquelle s’inscrirait une grande partie de l’électorat de la droite française, je dirais, pour le moment, en simplifiant, que la politique de Ianoukovitch dépendait de manière évidente des exigences du Kremlin. C’est à cause de la Russie qu’il a refusé de signer l’accord avec l’UE – c’est une pression directe du gouvernement de Poutine et c’est par là que tout a commencé – les premières manifestations étaient contre le changement de la politique étrangère de l’Ukraine et seulement ensuite les représailles injustifiées provoquèrent une escalade progressive. Tout montre que la personne qui a écrit le texte précité puisait son information dans les sources médiatiques formatées par la vision officielle du Kremlin.

Je maintiens donc que, paradoxalement, en soutenant la politique de Poutine en Ukraine, une partie de la droite française se positionne d’une certaine manière plus à gauche que la gauche française. Pour le démontrer et tenter de corriger ce formatage en revenant à la réalité des faits, je vous invite donc à lire la chronologie des événements et mes explications dans la suite de cette série.

Yaroslav Ponomarenko

Notes :   [ + ]

1. Claude Polin, Le totalitarisme, Paris 1982, s. 126.
2. Cf Hlib Kanievsky (ukr. Гліб Канєвський), l’expert du Centre des Etudes et Analyses Politiques, Ukraine, La machine de la propagande de Poutine et l’incapacité communicative de l’Ukraine (ukr. Машина пропаганди Путіна та інформаційна недолугість України), http://www.epravda.com.ua/publications/2014/04/1/433089/ [1.04.2014].
3. Mais lâchez donc Poutine!!,  https://ribisel.wordpress.com/2014/03/10/mais-lachez-donc-poutine/ [10.03.2014]

15 réponses à ““Lâchez donc Poutine” ou la droite nationale et son refoulement”

  1. Benoit

    À la lecture de cet article une remarque me vient immédiatement à l’esprit. Il me semble que c’est un raccourci (vraiment très très rapide) d’associer droite française et pro-poutinisme …

    À part quelques posts de blog et quelques tweets je n’ai pas rencontré beaucoup de prises de position pro-poutinisme ces derniers mois, même à droite.

    Attention à ne pas trop vite réduire la droite au Microcosme de la Réacosphère.

    d’autre part, je pense ne pas avoir bien compris en quoi cette droite était plus à gauche que la gauche ?

  2. Charles Vaugirard

    L’auteur (il te le dira lui-même) emploi la formule “droite nationale”, qui est l’une des formules avec laquelle certains mouvements d’extrême droite se qualifient. Le FN par exemple. Or dans la droite de la droite, les positions pro-Poutine ne sont pas rares. Par exemple les dirigeants du FN sont clairement pro-Poutine.

  3. Y.P.

    à Benoit, merci pour le commentaire, regardez ce lien svp.:
    http://fninfos.fr/?p=26955 – aux dernières municipales ils ont faits 4,7% – si je ne me trompe pas ? et cela peut se comprendre dans le contexte global…

    De plus il m’est arrivé de communiquer avec beaucoup de représentants de la droite française des divers courants…, le rêve de la Russie impériale formé par la nostalgie des émigrés “tsaristes”, venus en France depuis la Russie dans les années 20 du XX sc., persiste fortement et donne le premier formatage à la réception des événements politiques actuels. Non pas que je sois anti-royaliste à tout prix, mais le “tsarisme” c’est un “royalisme” à part qui ne mérite pas d’être revécu. Et c’est encore “plus drôle” lorsqu’il tend à être appliqué au XXI sc. Je dirai d’avantage par la suite 😉

  4. Louis

    Ca me fait étrangement penser à l’annexion des sudètes par Hitler cette histoire…

  5. Chantal Megglé

    Je constate que les spécialistes qui parlent de cette question ne sont pas tout à fait d’accord avec cette analyse.
    On ne peut quand-même pas dire que c’est Poutine qui a initié la révolte en Ukraine, qui est à l’origine de ce qui s’est passé par la suite

  6. Y.P.

    à Chantal Megglé

    si vous parlez du rôle du Poutine, Madame, la suite de la serie pourra vous paraître intéressante …

    quant au mot “specialistes” il est parfois trop general

  7. Chantal Megglé

    Oui je la lirai avec intérêt.
    Mais je me refuse à crier avec les loups qui condamne Poutine sans discernement.
    Ma belle-fille est russe et je me mets à la place des russes.
    Cela ne veut pas dire que je considère que Poutine est un enfant de chœur, loin de là…

  8. Louis Le Mée

    Après la lecture suivante, je reste perplexe… Je ne pense pas que les méchants soient uniquement chez les russes! Effectivement, je n’ai aucune illusion sur Vladimir Poutine, mais je n’en ai pas plus sur l’OTAN!
    Que faut-il penser des groupes néo-nazis sur la place Maidan et dans l’arène du pouvoir aujourd’hui? Ioula Timochenko n’a telle pas appeler à massacrer tous les russes d’Ukraine? Personnellement, je préférerais la voie de la diplomatie pour régler ce grave problème. Enfin avec des vraies diplomates! Pourquoi imposer une entrée dans l’Europe à l’Ukraine sous le drapeau de l’empire américain?
    Je souhaite uniquement la Paix et je sais qu’il y a des russes et des ukrainiens qui aspirent aussi à la Paix.
    Ne me reconnaissant pas dans les clivages stériles droite et gauche malgré tout je refuse de faire porter le chapeau de la crise Ukrainienne uniquement à la Russie!

  9. Y.P.

    Quels groupes neonazis sur la Place Maidan ? Ceux envoyés par Poutine ? Si non “Pravyy Sector” (Secteur Droit), organisation qui ne me plait pas forcement, n’a tout de meme rien en commun avec nazisme.

    Ou suggerez Vous, Monsieur, que l OTAN a envahi la Russie ? Je me permets de rappeler que la Russie non seulement a envahi le territoire ukrainien – la Crimee, mais aussi soutiens les separatistes en Ukraine (le fait prouve) et provoque les troubles. Comprenez bien, l’Ukraine depuis 20 ans est un pays independant de la Russie et la Russie ne peut pas intervenir dans la politque ukrainienne de cette maniere. Autrement cela s’appelle une agression.

    En Ukraine le drapeau americain n’est que sur l’ambassade des USA alors qu`on ne peut pas dire autant de drapeau russe.

    Il ne s`agit pas de la crise ukrainienne. Il n y aurait pas de crise si la Russie n’intervenait pas en Ukraine. Il s agit de l’invasion russe déjà effectue en Crimée et en preparation par la suite pour d’autre régions de l Ukraine.

    Quant a Ioulia Tymochenko – non elle n a pas appelé, a ma connaissance, a massacrer tous les Russes de l’Ukraine. Et si meme elle le fesait je ne vois pas quelle importance cela aurait car Ioulila Tymochenko n`exerce aucun pouvoir en Ukraine et a relativement peu de chances de gagner les elections presidentielles.

    Les Ukrainiens preferent eux aussi la voix de la diplomatie mais le pouvoir russe refusait de se rencontrer avec la diplomatie ukrainienne alors qu`il envahissait la Crimee. Les Ukrainiens sont alles meme a ne pas opposer une defense armee aux Russes pour eviter le bang de sang. Par la suite lorsque EU et USA reussierent a obtenir de la Russie de se mette autour de la table avec l Ukraine y compris, le Kremlin n a pas tenu a ses engagements et contitnue a developper le separatisme en Ukraine.

    Perosnene n’impose une entree en Europe a l`Ukraine. Plutot au contraire… Il s agit juste de traite de collaboration et les Ukrainiens en leurs majorite le preferent a celui avec la Russie (on se demande pourquoi?).

    Mais je crois que vous comprendrez mieux, Monsieur, l enchenement des evennements en Ukraine en lisant la suite de la serie

  10. Louis Le Mée

    Je vous invite à visiter le Blog de Patrick de Plunket…Monsieur, je lirai avec intérêt la suite de vos interventions. Bref, je ne maitrise pas complètement le sujet mais je m’inquiète du suivisme de nos dirigeants à la remorque de l’Empire!

  11. Charles Vaugirard

    @LouisLeMée : Je ne suis pas convaincu par les arguments présentant l’OTAN comme le grand manipulateur en Ukraine. L’OTAN, l’UE, les USA ont beaucoup moins intervenus en Ukraine que la Russie. On reproche même aux européens d’avoir laissé Poutine annexer la Crimée après un référendum suspect…
    Je ne crois pas que l’UE, la France, les médias soient à la remorque de l’Empire US. La France est encore très anti-américaine. Par contre il y a des mouvements en Europe qui sont très, très proche de Poutine : des groupes d’extrème-droite comme l’explique très bien Yaroslav, et en Grèce se sont carrément les néo-nazis de l’Aube dorée. La propagande pro-Poutine présente le maitre du Kremlin comme anti-nazi, mais il soutien des groupes hitlériens à l’étranger, cherchez l’erreur.
    Voici un document intéressant là dessus : http://www.lavie.fr/actualite/l-extreme-droite-europeenne-prefere-t-elle-moscou-a-bruxelles-02-05-2014-52572_3.php

  12. Y.P.

    @ Louis Le Mée
    j` ai jeté un coup d oeil sur le blog que vous m aviez propose a lire… Il y a une interprétation intéressante des faits au point de vue littéraire et presque sciences fiction, mais le problème consiste en ce que l agression de la Russie en Ukraine est un fait bien réel et déjà accompli par l annexion de la Crimée ainsi que l`activité des groupes des « specnaz-s » (forces spéciales) de renseignements et diversions russes qui organisent les séparatistes en Ukraine, parfois moyennant simplement l’argent mais le plus souvent la propagande dont ils diffusent a travers essentiellement les médiats russes tout en bloquant les signaux des la TV ukrainiennes sur le territoire ukrainien. Les “séparatistes” n hésitent pas a tirer sur les manifestants pacifiques comme a Odessa (en provoquant ainsi un drame), se protègent des boucliers vivants, enlèvent les personnes (dont les observateurs de OSCE, gardes près d une semaines dans une cave a titre des espions de l OTAN – ridicule), attaquent les militaires Ukrainiens, qui pourtant ne cherchent qu’à protéger la population et rétablir l’ordre constitutionnel. Pourtant le pouvoir ukrainien accède a la demande des séparatistes et propose le référendum lors du deuxième tour des élections présidentielles (a peu près dans deux moi), néanmoins les provoctaions continuent pour justifier l invasion russe. Ici le paradigme franco-français et anty-empire américain d`une partie importante de la droite française et la vision ne suffisent plus pour comprendre ces faits. Il faut connaître d `abord quelle est l’alternative des USA avant de la choisir. Esperer en revanche que la France puisse jouer un role international important a elle toute seule sans alliés puissants, dans l actuel etat des faits est simplement naif. Il faut élargir le regard. Mais avant tout il faut revenir aux faits – les faire connaître au lecteur français, au sujet de l Ukraine – voila le but de la série que je me suis propose a écrire et que j`invite a lire avec patience.

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