Bonjour!

Excusez-moi pour mon zèle, j’ai une idée qui me semble pouvoir faire avancer les choses et elle me trotte dans la tête depuis trop longtemps sans que je ne puisse la mettre à execution par mes propres moyens donc je vous l’expose de suite:

Le but serait, dans l’esprit de la Cour des Miracles, d’utiliser la psychologie positive afin de briser l’individualisme tout en recréant un réseau solidaire et en donnant l’occasion à la culture de s’épanouir avec un nouveau format!

Concrètement, cela donne une troupe qui fait la quête pour les sans-abris, avec les sans-abris volontaires, composée d’un musicien(ou plusieurs), d’un rabatteur (pour inviter les passants à partager un peu de bonheur/d’amour en chantant dansant en échange d’une pièce), de danseurs pour donner le pas, et c’est là que la psychologie positive entre en scène: je pense qu’il est nécessaire que le registre soit uniquement dans l’optique de ne pas juger autrui ni de s’apitoyer, ces deux expressions entrainant des réactions majoritairement négatives (la pitié et le dégoût, entre autre, entrainent répulsion et/ou désintéressement). Enfin, je pense aussi qu’il est préférable de se servir des musiques traditionnelles étant donné qu’elles sont faites pour être chantées et dansées à plusieurs, favorisant ainsi l’échange, la rencontre et le lien.

Le premier pas à faire serait de constituer le noyau de la troupe et de trouver quelques morceaux avec des chorégraphies adéquates, le deuxième est de prendre contact avec des sans-abris et leur proposer l’idée (en plus d’une douche et d’une machine pour le linge, c’est la base à mon humble avis), et le troisième.. il n’y a plus qu’à organiser le rendez-vous.

En soi, il suffit d’un peu de foi. Je ne suis pas (encore) musicien, ni chanteur, ni danseur, sinon j’y serais déjà.

Je n’en peux plus d’être aussi impuissant face à la misère de ce monde, de savoir que je ne peux leur donner mieux que de pauvres centimes qui ne pourront les sortir de là, marre de voir cette société sourde, aveugle par manque de culture, et de voir justement cette dernière s’épuiser faute de moyens..

Cette action aurait au moins le mérite de:
-Permettre au jeunes artistes de se produire tout en se rendant utile,
-L’organisation d’un réseau solidaire entre, d’une part, le monde artistique et les sans-abris, d’autre part, potentiellement n’importe quel passant qui se prendrait au jeu,
-Raviver la culture qui, faute de budget, se voit de plus en plus faible voire inexistante,
-Remettre au goût du jour certaines traditions culturelles (musique, chant, danse folklorique) et certaines valeurs.

Si on peut se faire entendre dans ce monde, c’est dans la rue, le seul lieu où les gens ne peuvent pas s’isoler dans leur coin, c’est dans l’espace public qu’endiablés par la danse, passionnés par la musique, il faut exprimer cet amour platonique pour leur rendre la vue.

Il est fondamental à mon avis que les actions sociales se passent à la vue de tous plutôt qu’entre 4 murs.

En espérant que cette graine d’idée que j’appelle Maraude musicale et solidaire puisse vous inspirer, cordialement,

Joffrey Hauser.