Dans le monde sans en être

Caté : rentrée des classes

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Jésus-Sauveur a disparu des écrans radar médiatiques

Septembre, c’est la rentrée pour les enfants du caté et leurs animateurs. De nos jours, la nécessité du catéchisme se fait plus pressante que jamais. Le phénomène de la sécularisation, en confinant la religion dans l’espace « privé », la rend par contre-coup persona non grata dans l’espace public, où elle a toutes les peines du monde à toucher un vaste auditoire, quand elle ne sert pas de repoussoir ou de sujet de dérision aux comiques en panne d’inspiration ! Notons que cette situation de marginalisation de la foi est surtout préjudiciable aux plus pauvres (que cette pauvreté soit culturelle ou matérielle), qui ne possèdent pas toujours les réseaux capables de les mettre en rapport avec les pratiquants et les « sachants ».
Mais il y a plus : la foi n’est pas qu’un sentiment. Je ne m’engage pas dans le mariage uniquement parce que j’éprouve de l’ affection pour ma future femme. Je ne peux fonder une existence en sa compagnie que si nos goûts s’accordent, si une vraie complicité s’établit entre nous deux. Ce qui nécessite que je connaisse ses goûts, ses désirs, ce qu’elle attend de l’existence, avant que de m’engager avec elle. Il n’en va pas différemment avec Jésus. Si je décide de bâtir du solide avec ma foi en lui, je serais dans l’obligation de dépasser le stade du « petit Jésus à moi ». Ce n’est qu’en intégrant en effet certaines données fondamentales à son sujet que Jésus pourra devenir le socle inébranlable de ma vie.

On ne peut vraiment aimer que ce que l’on connaît

Il est fondamental, pour un jeune qui désire mettre ses pas dans ceux du Christ, de savoir que celui-ci est le Fils du Père, le seul à pouvoir le (ra)mener à la maison paternelle céleste. Il ne sera pas superflu non plus qu’il prenne conscience de la nécessité, que Jésus nous a enseignée, d’être sauvé, besogne dont le Christ s’est chargé en personne, mais qu’il nous appartient, à nous croyants », de « valider » dans nos existences. Enfin qu’il n’oublie pas de se souvenir qu’il a reçu l’Esprit-Saint à son baptême, et qu’il fait partie de l’Église, avec tout ce que cette appartenance implique.
Ce sont toutes ces connaissances qu’il est vital, pour un chrétien débutant, d’assimiler afin d’entretenir avec Jésus une relation qui ne soit pas à la merci de l’évanescence du simple « sentiment ». C’est ici que le catéchisme est irremplaçable. Ne comptez pas en effet sur les médias pour vous dire l’essentiel sur Jésus !
Arrêtons d’opposer un caté « dogmatique », où on apprend des connaissances, et un caté plus existentiel, où les ados échangent leurs expériences. Ces deux dimensions sont complémentaires. Sans connaissances, la foi finit par s’abîmer dans le fluide et le liquide, et pourra difficilement s’universaliser. D’un autre côté, une foi qui se cantonnerait au dogme deviendrait vite raide, doctrinaire et impersonnelle.
Quelquefois, on dit de certaines réalités, ou de certains êtres, qu’il est préférable de pas tout savoir à leur sujet afin de pouvoir continuer à les aimer. Avec Jésus, c’est exactement l’inverse. Plus on le connaît, plus on en apprend sur lui, sur son identité, sur ce qu’il a réalisé en notre faveur, sur la perdition dont il nous a sauvés et surtout sur les biens célestes qu’il nous a acquis, et plus on l’aime ! Oui, vive le caté!

Jean-Michel Castaing

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