Dans le monde sans en être

Nous avons vu se lever l’étoile…

Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile  et nous sommes venus nous prosterner devant lui… A Noël nous avons médité et contemplé le mystère de la Nativité du Sauveur où Dieu fait miséricorde. Les premiers témoins de cette grande joie sont « les brebis perdues de la maison d’Israël », des bergers à qui Dieu envoie des anges afin que Sa gloire soit aussi celle des pauvres et  des petits …  A l’Epiphanie,  Dieu se manifeste aux nations, c’est-à-dire, à toutes les personnes de bonne volonté.

Pour les juifs comme pour les païens, l’enfant de la crèche est une bien étrange manifestation, une sorte de scandale. En effet, il est difficile de comprendre que Dieu-tout-puissant ait voulu se révéler en se faisant l’un de nous, un nouveau-né couché dans une mangeoire.

Jésus, le Verbe éternel du Père en qui tout est créé est là, dans une mangeoire, gisant, silencieux, véritable Hostie,  prêt au don total de Lui-même afin que nous puissions de nouveau être en communion avec le Père. A la crèche, « l’Adam pécheur » que nous sommes peut de nouveau s’approcher de Dieu sans peur. Etrange Mystère de la Nativité intimement lié à celui de la Croix.

Le prophète Isaïe n’avait-il pas annoncé : « Les nations viendront à ta clarté naissante » ?

Mais venons-en à l’Evangile de ce jour et laissons résonner en nous la question posée par les mages : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui…» Qui sont-ils ? Tout d’abord nous pouvons dire qu’ils ne sont pas des illuminés, des sorciers ou des astrologues…, mais qu’ils sont, en quelque sorte, des intellectuels : des philosophes, des mathématiciens, des astronomes, etc. Ils cherchent le sens des choses, le pourquoi de la vie et des événements. A leur exemple nous comprenons que malgré le péché, l’humanité est capable de Dieu, capable de le chercher… Ils ont vu « une étoile se lever », ils en ont déduits qu’elle annonçait une naissance, un avènement.

Mus par l’étoile et par la soif de comprendre, ils quittent leur pays et se rendent à Jérusalem pour trouver une réponse à leur question : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? »

Pourquoi vont-ils à Jérusalem ? Précisément pour trouver une réponse que ni les astres ni leur science ne peuvent donner. En effet, cette réponse se trouve dans la Bible. C’est pourquoi les païens doivent se laisser enseigner par la Bible car « le salut vient des juifs » Le prophète Isaïe n’avait-il pas annoncé : « Les nations viendront à ta clarté naissante » ? L’étoile et l’Enfant ne sont-ils pas cette clarté naissante cette « lumière qui brille dans les ténèbres » ?

« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » Ces hommes qui ont pourtant vus bien des gloires en Orient, viennent de trouver la Vérité et l’ayant trouvée, ils veulent y adhérer de tout leur être. Ils acceptent humblement de recevoir une réponse fut-elle celle d’Hérode un fantoche et de ses conseillers : « à Bethléem en Judée… »

Ils virent et ils crurent

« Voilà que l’étoile qu’ils avaient vu se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au dessus du lieu où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une grande joie » La lumière et la vérité se confondent et donnent la joie et la paix  aux cœurs et aux intelligences qui acceptent humblement de se laisser enseigner et toucher par Dieu.

« Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère… » Autrement dit : « ils virent et ils crurent ». Ils reconnaissent en l’Enfant Dieu fait Homme pour notre salut. Ils lui offrent l’or symbole de sa royauté sociale et spirituelle, l’encens symbole de sa divinité et la myrrhe symbole de son humanité et du don de sa vie livrée pour notre salut.

« Tombant à genoux ils se prosternèrent. » Les mages croient et adorent Celui qui se manifeste devant eux. L’adoration est l’acte de l’homme qui reconnaît Dieu, le craint et l’aime en vérité.

« Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.» La peur d’Hérode et de sa violence contre l’Enfant est la raison invoquée pour justifier cet autre chemin. Mais nous pouvons y voir aussi l’œuvre de la conversion. En effet, celui qui a rencontré Jésus en vérité, ne peut plus vivre comme avant. Tous nous sommes appelés à témoigner de cet autre chemin, c’est-à-dire Jésus, notre Frère, notre Sauveur et notre Dieu.

Que la clarté de l’étoile de Bethléem guide nos pas et nos choix tout au long de l’année qui s’ouvre devant nous. Bonne fête de l’Epiphanie et sainte année de la Miséricorde à tous !

Pod

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