Dans le monde sans en être

[Edito] Vœux pieux pour 2016

Photo Joseph Gynt.

Photo Joseph Gynt.

Une nouvelle année qui commence, c’en est une de plus qui se termine… Mais plutôt que de pleurer sur le temps qui passe, je préfère espérer celui qui vient. Je sacrifierais donc à la tradition des vœux – même pieux –  en souhaitant, dans le désordre :

A l’arbre, des racines profondes dont il n’aura jamais honte et un ciel à viser.

A l’oiseau migrateur, une de ses branche pour s’y poser.

A la vigne, des treilles et des piquets. A l’enfant des tuteurs à aimer.

Au vigneron, du raisin. Au buveur, du bon vin.

Au paysan, une terre à humer et à la terre, des champs de blés.

Au boulanger, de la farine de ces blés.

A l’horloger, du temps à perdre. Au banquier, le goût des choses. Au politique, le goût des gens.

Au moine, la bure et au prêtre, la cure.

A Charlie, Dieu à aimer.

A l’Europe, douze étoiles pour la guider et au monde, des tours de verre brisées.

A Wall Street une panne d’électricité.

A l’Eglise une fille aînée.

Et à la France ?

A la France, un zinc élimé. Un bistrot de campagne qui garderait ses portes ouvertes à Charlie, au clergé, au politique, au banquier, au boulanger, à l’horloger, au paysan, au vigneron… Aux enfants qui chantent et à l’oiseau qui donne le ton.

Joseph Gynt

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