Dans le monde sans en être

[Edito] Chrétiens, à vos posts !

Paris, rue Saint-Denis, 18/11/15. Photo Joseph Gynt.

Paris, rue Saint-Denis, 18/11/15. Photo Joseph Gynt.

Puisque la vie continue, autant la rendre plus belle. Nous, chrétiens, savons bien qu’on ne change pas une société sans convertir le cœur des individus qui la composent. A ce titre, le souvenir de notre baptême nous rappelle à nos engagements premiers : « là où est la haine, que je mette l’amour, là où est l’offense, que je mette le pardon… Là où est l’erreur, que je mette la vérité ! »

Les blogs et les réseaux sociaux peuvent être des armes d’évangélisation massive, si nous osons y proclamer ce qui nous anime. A nous de répliquer notre folle espérance à la folie terroriste, et notre foi sereine aux excédés du religieux. « En ramenant la vérité dans l’étude, la beauté dans la production, la bonté dans la controverse, nous aurons retrouvé un reflet de ces trois rayons divins, le vrai, le bien et le beau, qui ne luisent jamais inutilement aux yeux infirmes des hommes », écrit Frédéric Ozanam, dans Les devoirs littéraires des chrétiens.

Vivifier l’Eglise

Ce texte fondateur des Cahiers libres est aussi à l’origine du prix Ozanam que nous lançons cette année. Un prix pour récompenser des articles de blogs catholiques, mais aussi pour mettre en lumière une nouvelle manière de témoigner de sa foi dans le monde, par la plume et l’intelligence. Des armes au service des laïcs qui se doivent aujourd’hui de passer à l’action, autant qu’à la réflexion. Pour secouer la société et vivifier l’Eglise de France.

Forts de cette ambition, nous vous donnons rendez-vous le samedi 12 décembre à Paris, pour la cérémonie de remise du Prix Ozanam. Il suffit de vous inscrire via ce lien Doodle, et de nous rejoindre à partir de 18h00 à l’auberge Adveniat, 10 rue François 1er, dans le 8e arrondissement.

D’ici là, nous pourrons toujours taguer sur les murs parisiens la suite de la prière de Saint François d’Assise, commencée en introduction :

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à

être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,

c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Joseph Gynt

3 réponses à “[Edito] Chrétiens, à vos posts !”

  1. Greg

    merci joseph pour cet encouragement digne d’Ozanam. Je serais à Adveniat le 12.

  2. jean michel

    “Des chrétiens qui s’ignorent”
    Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes.
    L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital.
    L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine.
    Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres.
    Le monde moderne a inventé la “victime inconnue”, comme on dirait aujourd’hui le “soldat inconnu”.
    Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent.
    René Girard
    Cette perspective de la révélation Évangélique qui s’étend même si on ne connait pas l’Évangile est magnifique.Merci à René Girard

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