Dans le monde sans en être

Présence pure

Semblables aux fleurs de tournesols affamées de soleil, nos vies s’élancent vers la hauteur, se tournent vers le Cœur de  Lumière vivant et saint, se cherchent en Sa chaleur…

L’invisibilité, l’infinité du « Tout » créateur donne force de croissance aux hommes…

Dieu demeure invisible pour que les cœurs se cherchent, pour que les cœurs s’ouvrent et se grandissent ; il y a dans le manque, « énergie » d’expansion, « vigueur » sanctifiée pour le « vouloir » des âmes…

Le ciel patiente pour dire la paix en son entier. Il cache aux yeux mortels, ce que la confiance voit.

Dieu : le chercher, s’oublier c’est le trouver enfin. L’homme bouleversé, changeant, devient « fiat » et serein…

L’âme s’intensifie de la faim et de la soif de l’Etre, de tout ce qui pour l’heure la tient à distance de Paix, de Vérité, à distance de Vie… Elle se déplie au manque…

Dans l’invisible et l’infini de Dieu, elle prend vigueur de  foi, d’espérance, de charité …

L’Amour s’est déployé en Croix…

Son Cœur Sacré ouvert est gorgé de soleil…

Et Sa Lumière nous complète…

Les cœurs sans direction, sans oraison sont lavés à la Source éternelle du Don…

Au brûlant de l’esprit des âmes, son Sang versé libère de la Paix.

En milieu de désordre et d’émoi, en milieu de monde et des « moi », Jésus Présence proche est le « toucher », le « dresser » de la Croix.

Greffées au Corps mystique, au Corps formé d’adorations, de joies et d’oraisons, unies au Corps aimé, reçu, nos croix deviennent « eucharisties » de foi…

Sous les pampres du jour, sur la sinuosité monotone des heures et des pensées, dans la clarté versée par l’Eternel d’amour, les cœurs mis ensemble se complètent et se cherchent en unité, se donnent en sainteté, se joignent en pureté, se trouvent en vérité…

Le ciel a semé sur la terre les fleurs de son jardin : la Lumière, la Paix et la Vie sans déclin…

Dieu trin et saint nous remplit d’une oraison paisible…

Toutes existences, toutes croissances chantent alors cette Présence pure.

Et l’âme se sait joyeuse de la Lumière « Père », qu’elle ne peut pourtant pas encore contempler…

Dominique Bouffies

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