Dans le monde sans en être

[Edito] Unités

Simbol flag of european union

Les soldats marchent comme un seul homme. Battant le pavé au rythme des chants patriotiques, l’armée défile sous le regard des Français. La fête nationale célèbre l’unité de la Nation autour de son armée. Commémorant originellement le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération qui célébrait la garde nationale, le 14 juillet est devenu après le défilé de 1919 une fête de l’unité de toute la patrie autour de l’armée.

L’unité est un principe essentiel de tout corps politique. Celle de la France est régulièrement remise en cause : on peine à trouver un ciment pour notre pays d’aujourd’hui. Les réflexions qui ont suivi les attentats contre Charlie Hebdo n’ont pas manqué de souligner l’existence de deux France, d’une population qui a marché le 11 janvier et d’une autre plus en retrait. Ce qui pose la question suivante : qu’est-ce qui pourrait consolider l’unité de la nation ?

L’unité de l’Europe est également remise en question. Même si le Grexit semble évité, les commentaires politiques ne manquent pas de propos acides, attaquant la précieuse unité du continent européen. Propos germanophobes sombrant dans de pathétiques points Godwin. De l’autre côté, vocabulaire méprisant envers les Grecs. La crise que vient de traverser l’Union Européenne a délié les langues et de vieux clivages ont resurgit.

Certes, la crise grecque est difficile et les politiques d’austérité sont très dures, surtout pour les plus pauvres. Mais la politique des institutions européenne ne peut être amalgamé avec les institutions elles-mêmes. Les politiques sont le fait des hommes dirigeants les institutions, et elles ne sont pas consubstantielles à ces institutions.

Nous avons besoin d’unité. Elle est le facteur de la paix.

C’est pour la paix que la construction européenne a été lancée par les chrétiens qu’étaient Schuman, Adenauer et De Gasperi. Cette solidarité de fait créée par la mise en commun d’intérêts essentiels des Etats Européens devait transformer les relations entre ces Etats : passer du réalisme cynique à un partenariat. Les Etats Européens ne devant plus êtres des rivaux, mais des Etats frères liés par des intérêts communs. Utopie ? Peut-être. Mais c’est peut-être en désirant accomplir ce rêve que les Français et les Allemands ne se considèrent plus comme des ennemis.

Tâchons de ne pas compromettre ce beau projet d’unité Européenne.

Charles Vaugirard

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