Dans le monde sans en être

Saisir le « toujours » du Père

Arcabas – Le fils prodigue

Le cœur apprend aux rives d’existence…

A la Paix ouvrante, Dieu met à portée de silence, à portée d’Espérance, la Joie qui ne se tarit pas…

Le frôlement de la Lumière avec les ailes du cœur entraîne le vivant vers l’unité en éternité…

Il y a tout alentour de nous et au-dessus des heures, cet Espace béni qui ne peut finir ; ouvrir les yeux du cœur et…

 Saisir le « toujours » du Père…

 

Entre la terre et le ciel, il y a un mur d’oubli que seuls les anges peuvent franchir.

La chair est tenue prisonnière ; au sommeil du monde elle se couche, courbe tout désir de l’attente, attente éperdue ; la chair lascive s’éprend de ce qui ne peut durer…

Peindre chaque instant avec une aile de papillon trempée dans le haut du désir. Toute force doit trouver sa Lumière pour demeurer force.

Toute nuit du monde peut se blottir au creux d’une main aimante, habiter un regard d’horizon ; main du Père, consolation au divin éternel.

L’esprit des hommes apprend à entendre la Parole essentielle au crépitement de lumière, dans l’apaisement du jour…

Jésus, Parole d’Espérance et de Vie…

Le cœur d’Espérance ne peut tomber avec le crépuscule, il est du jour qui vient.

Il sait appartenir au Matin qui jamais ne faiblit, à la Clarté sans fin, la Source de l’aventure fine des âmes : Christ !

L’ombre du dessous de l’arbre est fille du soleil. Elle se détache de la hauteur pour souligner la terre d’un halo de poussière, d’un trait d’humilité.

Naviguer sous les cieux avec le cœur blotti au-delà du visible, en cette aventure fine de Présence trouvant son terme en l’éternel Royaume…

L’Invisible en chemin de conscience ne connaît ni déclin, ni affadissement ; remonter à l’âme en son état premier, appartenance simple à l’Incréé : Joie pure et solaire, fissure dans l’Inexprimé…

Au temple de la prière, saisir le « toujours » du Père, son temps immaculé.

Dans son silence, trouver « réponses » à nos suppliques, trouver « apaisements » à nos offenses, à nos questionnements.

Combien de paroles s’en vont aux vents du monde, sans pénétrer l’esprit des hommes…

Christ est Parole qui écoute et qui s’écoute, Parole dont le cœur s’éprend. Elle a mesure d’éternité, elle est l’omer d’infini pour l’âme en contention de monde lequel n’est rien : simple vaisseau de rêves.

Allons dès lors jusqu’au bout de ce que nous sommes, en charité en vérité de vie, sans craindre que ce monde n’y fasse pas écho.

Dominique Bouffies

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