Dans le monde sans en être

Edito : le grand cimetière de la méditerranée

700 morts. Dimanche dernier, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies a annoncé un bilan de près de 700 morts pour le naufrage d’un chalutier chargé de migrants au large de Lampedusa. La “pire hécatombe jamais vue en méditerranée” selon le HCR.

Ce jour est un jour de pleurs, comme le 4 octobre 2013 où le Pape François dénonçait à Assise la “mondialisation de l’indifférence” face à un autre naufrage devant Lampedusa.

Lampedusa demeure cette île symbole d’une des grandes tragédies contemporaines : la misère des pays du Sud qui pousse sa population à traverser la mer vers les pays du Nord sur de trop frêles esquifs…

Depuis trop longtemps des migrants meurent en méditerranée. Mais qu’est-ce qui peut pousser autant de gens à prendre des risques aussi grand pour venir en Europe ?

La profonde misère, la violence des conflits, des persécutions sont les principaux responsables. Mais que faire devant cela ? Il est difficile de donner une réponse tant le problème semble insoluble : l’Italie a déployé des navires militaires pour venir en aide aux naufragés, c’est positif, mais il y a encore des noyés. Et peut-on faire davantage ?

Bien sûr, la paix et le développement sont la véritable solution, mais cela ne se décrète pas à coup d’incantation. Alors la seule chose qui nous reste est d’accueillir ces nouveaux arrivants.

Mais sommes nous prêt à les accueillir ?

Accueillir des migrants c’est accueillir l’autre, celui qui est différent de soi. Or recevoir l’autre dans notre pays implique de lui proposer notre patrie comme nouvelle terre et peut-être nouvelle patrie et donc lui faire aimer notre pays.

Pour faire aimer la France il faut d’abord que nous l’aimions et que nous soyons fier de notre pays.

La question de l’identité, de la mémoire et de l’amour de notre pays est peut-être une des plus pressantes de notre temps.

Sans sombrer dans un nationalisme absurde clamant “Right or wrong, my country”1Bien ou mal, mon pays. Ce qui signifie que le nationaliste justifie la politique de son pays qu’elle soit bonne ou mauvaise., il est utile de faire découvrir l’histoire à nos enfants sans les culpabiliser avec les crimes et les horreurs que des français ont commis dans l’histoire. Or, le projet de programme d’histoire au collège insiste sur la colonisation, la Shoah, la monarchie absolue et l’histoire de l’Islam. L’histoire chronologique de la France et les faits qui nous rendent fier de notre pays passent à la trappe… C’est triste, et ce n’est pas comme ça que nous ferons aimer notre pays à nos enfants… et ce n’est pas comme ça que nos enfants pourront accueillir et intégrer les nouveaux arrivants.

Charles Vaugirard

Notes :   [ + ]

1. Bien ou mal, mon pays. Ce qui signifie que le nationaliste justifie la politique de son pays qu’elle soit bonne ou mauvaise.

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