Dans le monde sans en être

Sukkot, la fête des cabanes

C’est aujourd’hui le premier jour de la fête de Sukkot ! Sukkot est importante à bien des égards : on l’appelle Fête des Tabernacles (ou des Cabanes, ou des Tentes), Fête de la Récolte, et surtout La Fête (He-Hag, la fête par excellence). C’est une solennité placée sous le signe de la joie, et de la famille aussi. Elle commence le 15 du mois de tishri, en automne, et se poursuit pendant sept jours, jusqu’à Hoshaana Rabba le 21 tishri, suivi d’un huitième jour qui est une solennité à part entière : Shémini Atséret, le jour de clôture.

Je ne vais pas revenir ici en détail sur la description des prières et de la liturgie propre à cette fête, choses que l’on trouve assez facilement ailleurs sur Internet. Pour faire vite, Sukkot est marquée principalement par trois symboles principaux : la sukkah (tente, cabane, tabernacle) que l’on construit soi-même selon les prescriptions de la Mishna, pour y demeurer avec sa famille durant les sept jours de la fête ; le port du loulav, ce bouquet de rameaux de quatre espèces d’arbres différents, que l’on porte en procession et durant les prières ; la cérémonie de nissoukh hamayim, la libation d’eau qui, au temps du Temple, faisait l’objet de grandes réjouissances lors de la procession du puisage de l’eau.

Ce que je voudrais souligner ici, c’est à quel point cette fête est importante à connaitre et à comprendre pour les chrétiens.

Pour commencer, c’est sans doute l’une des festivités sacerdotales dont l’institution est la plus ancienne dans la tradition d’Israël. Et donc dans la tradition chrétienne. Et nous l’avons vu avec Rosh haShana et Kippour, ce n’est pourtant pas la mention de la fête dans la Torah (Ex 23, 6 ; Lv 23, 33-36.39-43 ; Dt 16, 13-16) qui permet d’affirmer spécialement cette ancienneté. Nous avons vu, par exemple, que Kippour, prescrite dans la Torah et l’une des solennités les plus importantes du calendrier juif aujourd’hui, était probablement d’institution tardive, bien après le retour d’Exil. Il n’en est pas de même pour Sukkot.

Il semble bien qu’ait existé une fête de la récolte dès l’installation en Canaan. Toutefois, la date de la fête a probablement varié au fil de l’histoire et bien entendu, sa forme également. Il est par exemple question dans la Bible d’une fête de pèlerinage annuelle, la fête du Seigneur à Silo, dont l’évocation sert de point d’articulation entre la fin du livre des Juges (Jg 21, 19) et le premier livre de Samuel (1S 1, 3 ; 7 ; 21) : elle est très probablement le prototype de la fête de Sukkot.

Pour comprendre les mécanismes d’actualisation d’une liturgie naturelle, pour ainsi dire « cosmique », au long de l’histoire d’Israël, il suffit de penser, à la manière juive, la Création comme le tout premier Temple[1], et l’Adam de la Genèse, comme son premier Grand Prêtre. Ensuite, ce qu’il faut comprendre, c’est que pour qu’il existe une fête liturgique, il faut un peuple uni par un même culte, et donc une même organisation liturgique du temps. On peut donc supposer une ancienne inspiration canaéenne dans la forme primitive de la fête de la récolte d’Israël, mais il faut voir ensuite comment cette fête a pu être actualisée et prendre une dimension plus symbolique et spirituelle, jusqu’à prendre même, à l’instar de Rosh Ha-Shana, une portée eschatologique.

Ainsi, ce pivot de l’année agraire qu’est, en pays de Canaan, le début de l’automne, ce temps où l’on va rendre grâce pour la récolte obtenue, prier pour l’année qui commence, pour avoir de la pluie et obtenir une récolte abondante, va pouvoir être interprêté comme une fête de dédicace du Temple cosmique, et le (re-)commencement d’un temps liturgique. On voit que c’est encore dans ce registre symbolique que Sukkot est présentée dans le Deutéronome – ce qui sera sans doute sa mention la plus ancienne dans la Torah[2] : Tu célébreras la fête des tentes durant sept jours, quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir (Dt 16, 13)

L’Ecriture va ainsi faire de ce sens d’inauguration, de dédicace, l’interprétation dominante de Sukkot. Et c’est sans doute là qu’intervient l’institution du huitième jour. On découvre alors, avec le premier livre des rois, que cette fête est assimilée à la dédicace du Temple de Salomon, qui venait d’être achevé (1R 8, 1-66). Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de citer la fin de ce passage, après l’inauguration du Temple et la célébration de la fête ; je le trouve profondément émouvant : Le huitième jour, il [Salomon] congédia le peuple, qui bénit le roi; et ils rentrèrent dans leurs foyers, heureux et le cœur réjoui de toutes les grâces dont Dieu avait comblé David, son serviteur, et Israël, son peuple. (1R 8, 66)

Au retour d’Exil, la fête de Sukkot prend probablement la forme qu’on lui connait dans la Torah. Cinq siècles ont passé, Israël a connu la déportation et l’assimilation à Babylone, et libéré par le roi des Perses, le peuple revient finalement sur sa terre pour reconstruire son Temple. On constate alors, avec la première célébration de la fête des Tentes, que celle-ci conserve un sens fortement lié à la dédicace : elle fait suite à la toute première lecture de la Torah en langue véhiculaire avec son interprétation  par le Grand Prêtre Esdras. Autrement dit, elle inaugure le sacerdoce du second Temple[3]. Mais cette inauguration conserve des aspects d’un culte “naturel”, et les écrits d’Esdras qui témoignent de cela insistent fortement sur les espèces végétales à utiliser pour la confection des cabanes[4].

14 Ils trouvèrent écrit dans cette Thora que YHVH avait ordonné, par l’organe de Moïse, que les Israélites devaient demeurer dans des cabanes pendant la fête qui arrive au septième mois, 15 et qu’ils devaient publier et faire passer dans toutes leurs villes ainsi qu’à Jérusalem l’avis suivant: “Répandez-vous dans la montagne et rapportez-en des feuilles d’olivier, des feuilles de l’arbre qui donne de l’huile, des feuilles de myrte, des feuilles de palmier, des feuilles d’arbres touffus, pour faire des cabanes comme il est écrit.” 16 Le peuple sortit et en apporta. Ils se dressèrent des cabanes, chacun sur son toit, dans leurs cours et dans les parvis du temple de Dieu, sur la place devant la porte de l’eau et sur la place devant la porte d’Ephraïm. 17 Toute la communauté de ceux qui étaient revenus de captivité établirent des cabanes et demeurèrent dans ces cabanes; aussi bien, depuis les jours de Josué, fils de Noun, jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël n’avaient pas agi de la sorte. La joie fut donc extrêmement grande. 18 Et jour par jour, du premier jour [de la fête] jusqu’au dernier, on lut dans le livre de la loi de Dieu. Ils célébrèrent ainsi la fête durant sept jours, et le huitième jour, ce fut une solennité de clôture, conformément à la règle. (Ne 8, 14-18)

Dans le deutéro-Zacharie[5], la fête des Tentes prend définitivement sa texture typologique : la fête sera le contexte de la venue du Messie, et du retour des Nations à Jérusalem. On retrouve là une symbolique très forte de la fête de Sukkot que la Mishna va largement développer : les 70 taureaux sacrifiés, par exemple, sont offerts pour le salut des nations (le nombre 70 étant dans la Bible le symbole des nations[6]). La Mishna appuie fortement ce sens eschatologique et universel, disant même qu’avec la destruction du second Temple, les romains se sont en quelques sortes condamnés eux-mêmes, car alors, Israël ne peut plus offrir les sacrifices de Sukkot pour le salut des nations païennes, dont ils font partie.

16 Et quiconque aura survécu, parmi tous les peuples qui seront venus contre Jérusalem, devra s’y rendre chaque année pour se prosterner devant le Roi, Le Seigneur Tsebaot, et pour célébrer la fête des Tentes. 17 Et celle des familles de la terre qui n’irait pas à Jérusalem pour se prosterner devant le Roi, Le Seigneur Tsebaot, celle-là ne sera pas favorisée par la pluie. 18 Que si la famille d’Egypte n’y monte pas pour faire ce pèlerinage, elle non plus ne sera pas indemne; mais elle subira le fléau dont le Seigneur frappera les [autres] peuples, pour n’avoir pas fait le pèlerinage de la fête des Tentes. 19 Tel sera le châtiment de l’Egypte et le châtiment de toutes les nations qui ne feraient pas le pèlerinage de la fête des Tentes. (Za 14, 16-19)

L’évolution se poursuit avec le miracle de Hanuka : le lien entre Sukkot et la dédicace du Temple s’enrichit alors du signe de la lumière. A l’issue de la révolte des Maccabées en 165 av. JC, le Temple qui avait été profané par les grecs est repris, et fait l’objet d’une purification, une nouvelle dédicace placée sous le signe du miracle : celui de la lumière du Temple qui brûlera pendant huit jours avec seulement de l’huile pour un seul jour. On fêtera chaque année Hanuka, à partir du 25 kislev (vers décembre) et pendant huit jours, en allumant des bougies, en mettant la joie au coeur du foyer familial. Or cette nouvelle dédicace du Temple, ou de son autel pour être précis, se présente précisément comme une actualisation de la fête des Tentes :

5 Ce fut le jour même où le Temple avait été profané par les étrangers que tomba le jour de la purification du Temple, c’est-à-dire le 25 du même mois qui est Kislev. 6 Ils célébrèrent avec allégresse huit jours de fête à la manière des Tentes, se souvenant comment naguère, aux jours de la fête des Tentes, ils gîtaient dans les montagnes et dans les grottes à la façon des bêtes sauvages. (2M 10, 5-6)

Deux à trois cents ans plus tard, l’évangile de Jean reprendra le thème messianique de la fête de Sukkot présenté dans le deutéro-Zacharie. Le chapitre 7 de l’évangile de Jean nous enseigne ainsi que, parce que la fête des Tentes approche, les disciples de Jésus pensent que c’est le moment pour lui de monter à Jérusalem et de se faire reconnaître comme le Messie. Mais lui leur annonce que son moment n’est pas encore venu, parce que le monde le hait, et qu’il témoigne que ses oeuvres [du monde] sont mauvaises. Jésus monte finalement à Jérusalem pour Sukkot, mais incognito. Il a alors cette parole très forte : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive » (Jn 7, 37-38). Autrement dit, il se présente comme le temple eschatologique, celui d’où couleront les fleuves d’eau vive. L’idée est approfondie dans l’Apocalypse, où au signe de l’eau caractéristique de Sukkot, s’ajoute le signe de la lumière, caractéristique de Hanuka (Ap 21, 26). La venue du Messie s’annonce donc comme la dédicace du Temple eschatologique.

Mais la tradition chrétienne ne se contente pas de “différer” la Sukkot eschatologique, elle en montre les signes dans la célébration des Rameaux. Pour citer Jean Daniélou[7] :

« Tout ici rappelle les Tabernacles : les branches portées par les disciples et dont Jean dit que ce sont des palmes (phoiníkes) (12, 13) ; le chant de l’Hosanna, c’est-à dire du Psaume 118, qui est celui de la Fête et que nous avons déjà rencontré dans l’Apocalypse ; la procession elle-même. On remarquera que le Christ cite deux fois le Psaume 118 dans le discours qui suit (Mth., 21, 42 et 28, 39). Le fait que la scène soit située sur le Mont des Oliviers est aussi en rapport avec les Tabernacles, car c’était là .que les Juifs dressaient leurs huttes de feuillage avant la fête. D’autre part le texte lui-même souligne le caractère messianique de l’épisode en citant Za 9, 9. Mais précisément le même Zacharie, au chapitre 14, décrit la visite eschatologique de YHVH dans le cadre de la fête des Tabernacles. YHVH apparaît sur le Mont des Oliviers, « qui est à l’orient de Jérusalem » (14, 4). En ces jours-là, « des eaux vives sortiront de Jérusalem » (14, 8). Enfin toutes les familles de la terre « montent à Jérusalem pour célébrer la fête des Tabernacles » (14, 16 et 18). Il est difficile de penser que l’épisode ne se réfère pas à ce passage de Zacharie, d’autant, nous l’avons dit, que la parole du Christ dans Jean sur l’eau vive s’y référait sans doute. L’entrée des Rameaux apparaît donc comme la réalisation de la vraie fête des Tabernacles à la fin des Temps. »

Alors la question demeure : « comment se fait-il que cette fête si importante, si riche dans sa cohérence biblique et traditionnelle, n’ait pas été reprise dans la liturgie chrétienne comme dernière étape après Pâques et Pentecôte ? » s’interrogent Matthieu Collin et Pierre Lenhardt[8] à la suite de Jean Daniélou[9]. L’énigme est fascinante, les auteurs indiquant, en 1990, que « La question demeure sans réponse aussi longtemps qu’une information précise sur la liturgie ancienne de l’Eglise ne viendra pas nous éclairer sur ce point. »[10] Et pourtant déjà dans les années 50, J. Daniélou menait l’enquête chez les Pères de l’Eglise : « si la fête juive des Tabernacle ne s’est pas prolongée jusqu’ici dans la liturgie chrétienne, il n’en reste pas moins qu’elle est apparue aux Pères de l’Eglise comme une figure des réalités chrétiennes »[11]. Et cette figure des réalités chrétienne a été magnifiquement dévoilée par Grégoire de Nysse, dans son homélie de la Nativité : « Or nous fêtons aujourd’hui le mystère de la véritable construction des Tentes »[12] disait-il. Si donc la fête de l’Incarnation est une actualisation de la fête des Tentes dans la liturgie chrétienne, pourquoi faire tant de mystère ? C’est qu’au plan théologique, cette interprétation est pour le moins bouleversante, tant elle pose de questions ; beaucoup plus qu’elle ne donne de réponses.

Tenter de comprendre le lien entre l’Incarnation et Sukkot, c’est finalement tenter de percer le mystère de l’Histoire du peuple de Dieu, tel qu’il s’incarne dans Israël et tel qu’il s’incarne dans l’Eglise. C’est, je crois, la clef qui ouvre la lourde porte du cachot où la théologie de la substitution nous a enfermés. L’évangile donne cette clef, qu’il faut regarder minutieusement : le cantique de Syméon que nous reprenons dans la liturgie des complies. « Lumière pour la révélation aux nations, et gloire de ton peuple Israël » (Lc 2, 32). L’histoire sainte s’est écrit et s’écrit toujours en deux temps : celui d’Israël et celui des Nations. Notre intelligence résiste de toutes ses forces à cela. Et celle des sages d’Israël n’y résiste pas moins. Il suffit de voir comment la Mishna parle de la venue du Messie[13] :

  1. Alexandri a dit : R. Josué b. Lévi a relevé un texte qui porte en lui une contradiction,Au temps fixé je vais hâter l’événement(Is 60, 22). Il faut comprendre : Si on le mérite, Je vais hâter l’événement ; si on ne le mérite pas, il aura lieu Au temps fixé.
  2. Alexandri a dit : R. Josué b. Lévi a relevé une contradiction entre deux textes,Et voilà qu’au sein des nuages célestes survint quelqu’un qui ressemblait à un fils de l’homme(Dn 7, 13), et Humble, monté sur un âne (Za 9, 9). Il faut comprendre : si on le mérite, [le Messie viendra] au sein des nuages ; si on ne le mérite pas [il viendra] Humble et monté sur un âne.

Deux temps, celui d’Israël et celui des nations, mais aussi deux formes de la venue du Messie : dans l’humilité et dans la gloire. Et pour tout cela, un signe de contradiction ! (Lc 2, 34) Dans l’évangile de Jean, nous l’avons vu, le moment de la venue en gloire pour les juifs (les habitants de Judée dans le texte) n’est pas encore venu, à cause de la haine, de leurs oeuvres mauvaises. Alors Jésus reste en Galilée (qui fait ici office de terre des païens). Chez les autres évangélistes Jésus est présenté comme entrant dans Jérusalem « humble et monté sur un âne ». Nous sommes en plein dans cette interprétation rabbinique donnée par R. Alexandri. Avec cette conséquence : il y a une distinction en Israël entre ceux qui voient Jésus dans sa gloire, et ceux qui ne le voient pas. Et il y aura à partir de là, dans les nations à croire sans avoir vu (Jn 20, 29). Car ceux qui n’ont pas vu désigne précisément ceux qui n’ont pas reçu la Torah (Israël a « vu » les voix au Sinaï). Ici commence le temps des païens. Mais cela ne doit pas durer éternellement, comme dira saint Paul aux romains, en citant Isaïe (Is 59, 20) :

Car je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d’Israël s’est endurcie jusqu’à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé, comme il est écrit : De Sion viendra le Libérateur, il ôtera les impiétés du milieu de Jacob. (Rm 11, 25-26)

C’est là l’annonce de la fête eschatologique, la fête des Tentes parfaitement accomplie. Alors, à la fin des temps, nous habiteront ces nombreuses demeures de la maison du Père, dont parle Jésus, et la liturgie céleste nous rappellera que nous n’étions que des pèlerins de passage en ce monde, nous qui vivions dans des tentes, puisant l’eau directement du ciel, en Canaan carrefour des nations[14].

Pneumatis

[1] Voir Jean Daniélou, Le Signe du Temple, éd. Desclée, 1990

[2] De même, il n’est fait mention dans le Deutéronome que de sept jours (Dt 16, 13), le repos du huitième jour mentionné dans le Lévitique étant sans doute un ajout tardif (Lv 23, 39)

[3] On pourra rétorquer qu’il faut bien une première fête… Et d’ailleurs, si on veut être précis, c’est le premier jour de tishri qui est véritablement la première fête. Mais Sukkot est la première fête célébrée “selon ce qui est écrit dans la Torah”, donc l’inauguration du sacerdoce tel qu’il s’enracine dans la tradition mosaïque.

[4] Aujourd’hui les quatre espèces sont utilisées pour la confection du loulav, et non des cabanes, mais en rappellent ainsi l’origine.

[5] Deuxième partie du livre de Zacharie, les chapitres 9 à 14, dont la date de composition pourrait être aux alentours de 300 av. JC, au début de la période hellénistique. Voir introduction du livre de Zacharie dans la TOB de 2010.

[6] Cf. Gn 10, les peuples descendant de Noé sont au nombre de 70.

[7] Jean Daniélou, Les quatre temps de septembre in La Maison Dieu, n°46, 1956, pp. 114-136

[8] Matthieu Collin et Pierre Lenhardt, Evangile et Tradition d’Israël, Cahier Evangile n°73, éd. Cerf, 1990.

[9] Voir aussi Jean Daniélou, Bible et Liturgie : La théologie biblique des sacrements et des fêtes d’après les Pères de l’Église, éd. Cerf, coll. Lex Orandi, 1951. p. 449 “Les grandes solennités du judaïsme, Pâque et la Pentecôte, sont restées celles du christianisme en se chargeant seulement d’un contenu nouveau. Il y a pourtant une exception à cette loi – et c’est celle de la troisième grande fête du judaïsme, celle des Tabernacles […].

[10] Matthieu Collin et Pierre Lenhardt, ibid.

[11] J. Daniélou, Bible et Liturgie, p. 449.

[12] Grégoire de Nysse, sermon sur la naissance de Jésus-Christ. PG 46, pp 1128-1149. Recueilli et traduit par F. Quéré-Jaulmes dans Le Mystère de Noël, éd. Grasset, 1963.

[13] Aggadoth du Talmud de Babylone, éd. Verdier, coll. Les dix paroles, 1982.

[14] En terre de Canaan, contrairement à l’Egypte et la Mésopotamie autour, qui sont irriguées par les crues des fleuves, l’agriculture est essentiellement dépendante de la pluie. C’est aussi cette situation centrale entre les deux régions, et son relief particulier, qui fait de Canaan un lieu de passage pour tous les échanges commerciaux et les migrations.

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