Dans le monde sans en être

Edito : Manger un baklawa et mourir

Ami lecteur, l’hiver approche et apporte avec lui son lot de températures basses et d’envie de rester sous la couette. Approche aussi le moment où le moral va tomber dans les chaussettes et, éreinté par certains combats, une certaine lassitude du monde, voire un léger désespoir très humain, s’empare de nous.

Quand un coup de blues fait son entrée en scène dans notre quotidien, différentes méthodes existent. Certains chantent des airs guillerets qui se passent de générations en générations 1 http://youtu.be/iKM-AZenlhk ; d’autres iront compenser en faisant flamber leur CB. Personnellement, hier, ma compensation à un moral assez bas passa par cette petite et délicieuse pâtisserie orientale : le baklawa 2 le baklawa est un dessert traditionnel oriental dont l’origine est probablement syrienne et qui a été répandu par les Turcs dans tout l’empire ottoman. Ainsi, on retrouve ce dessert en Grèce, en Turquie, au Liban, en Arménie, dans les Balkans, etc. Les couches de pâte qui le forment sont traditionnellement au nombre de 33 en référence aux années de vie du Christ. Le baklawa serait une fusion culinaire entre les préparations feuilletées centrasiatiques turques et les farces persanes à base de fruits secs (noix, noisette, cacahuète) cuits . Je pouvais donc mourir heureuse et comblée, ma comfort food ayant pris le relai de mon intelligence.

Si l’on jette un regard sur l’actu du monde « catho », le moral a du mal à être au beau fixe. Les persécutions de nos frères en Orient, en Afrique ou en Asie nous plongent dans la tristesse. La politique gouvernementale française sur le plan économique, social et familial nous alarme et nous arrache toute confiance en un avenir stable de notre pays. L’abandon des malades et des pauvres, des hommes aux périphéries, laisse entrevoir une humanité fragilisée et esseulée. Le synode sur la famille laisse un goût de déception mal dissimulée pour certains dans l’Eglise et au-delà.

Nombreuses sont les raisons de ne plus y voir clair, de ne plus savoir à quoi se rattacher, à qui faire confiance. Il faut alors savoir faire un recul et non un abandon de l’âme sur les choses temporelles.

Le Christ pour nous chrétiens est le meilleur et plus grand des réconforts. Combien de fois avez-vous pu entendre les personnes ne comprenant pas votre foi dire « si tu crois c’est parce que tu as besoin d’un sens à ta vie, c’est pour combler un manque affectif ! ». C’est vrai ! Dans tous les cœurs des hommes existe cette soif de réconfort perdu, d’amour inconditionnel, de raison de vivre et d’avancer. Notre seule et unique compensation affective, notre véritable comfort food, notre remontant face au coup de déprime, c’est Dieu, c’est l’Eucharistie. Oui, ça paraît un chouilla iconoclaste dit de la sorte ; mais qui pourra combler notre cœur à ras bord mieux que notre Seigneur ? Qui pourra nous aimer et nous supporter dans l’épreuve mieux que notre Créateur ? Qui a donné sa vie pour nous et nous donne une raison de donner notre propre vie si ce n’est le Seigneur?

 

« Quand l’intelligence, à bout d’efforts, reste dehors, l’Amour dit : ‘moi, j’entrerai !’ » 3 Jean de Ruisbroek Avant de savoir quel est le bon choix à faire, la bonne position à avoir, le bon combat à servir, le bon moyen d’y arriver,…il faut avant tout se plonger dans les bras de notre Seigneur. Il nous parle au travers de Sa Parole et dans le plus profond de notre âme. Dieu est avec nous. Et Dieu seul suffit.

 

Ayssalène

Notes :   [ + ]

1. http://youtu.be/iKM-AZenlhk
2. le baklawa est un dessert traditionnel oriental dont l’origine est probablement syrienne et qui a été répandu par les Turcs dans tout l’empire ottoman. Ainsi, on retrouve ce dessert en Grèce, en Turquie, au Liban, en Arménie, dans les Balkans, etc. Les couches de pâte qui le forment sont traditionnellement au nombre de 33 en référence aux années de vie du Christ. Le baklawa serait une fusion culinaire entre les préparations feuilletées centrasiatiques turques et les farces persanes à base de fruits secs (noix, noisette, cacahuète) cuits
3. Jean de Ruisbroek

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