Dans le monde sans en être

Rosh ha-Shana

Mercredi soir a commencé la fête de Rosh ha-Shana, le nouvel an du calendrier juif. C’est l’occasion de comprendre un peu mieux l’histoire et les traditions juives, que d’aborder avec curiosité et intérêt cette période des fêtes juives d’automne, inaugurée par la solennité de Rosh ha-Shana.

Rosh ha-Shana (ראוש השנה) signifie littéralement « tête de l’année ». C’est le nouvel an, à l’occasion duquel on se souhaite Shana tova : bonne année ! La fête se situe le 1er du mois de Tishri, et elle dure deux jours. En réalité, elle inaugure un temps plus vaste de festivités, qui inclue Yom Kippour (le Jour du Pardon) le 10 Tishri, Souccot (la fête des tentes) du 15 au 22 Tishri, Shemini Atzeret (la fête de clôture de Souccot) le 23 Tishri, et Simhat Torah (fête de la fin du cycle de lecture de la Torah) le 24 Tishri. Les dix jours qui vont de Rosh ha-Shana à Kippour sont par ailleurs appelés jours redoutables ou jours terribles et sont un temps consacré au repentir, à la paix, à l’examen de conscience, en vue du pardon divin reçu lors de la fête de Kippour.

Rosh ha-Shana est également le nom de l’un des traités de la Mishna, intégré à l’ensemble Moed (l’ordre des temps ou des rencontres). Cet ordre concerne donc en particulier les fêtes et solennités. Le traité Rosh ha-Shana est important surtout si l’on considère d’emblée la singularité suivante du calendrier : ce jour de l’an que nous fêtons survient au premier jour, non pas du premier, mais du septième mois de l’année. Car le décompte des mois commence au printemps avec le mois de Nissan, et le mois de Tishri n’est que le septième des mois. Pour expliquer cela, le traité Rosh ha-Shana nous dit (TB Rosh ha-Shana 1a) :

Il y a quatre « nouvel an ». Le premier Nissan, le nouvel an des Rois et des Fêtes. Le premier Eloul, le nouvel an pour la dîme du bétail. […] Le premier Tishri, c’est le nouvel an pour le décompte des années, le décompte des années sabbatiques et du jubilé, pour les plantations et la récolte. Le premier Shvat, c’est le nouvel an de l’arbre, conformément à l’avis de l’Ecole de Shammaï. L’Ecole de Hillel enseigne que c’est le quinze de ce mois.

Les quatre têtes de l’année

Il y aurait donc en fait quatre Rosh ha-Shana. Et quand on y réfléchit, ce n’est pas si surprenant : la république française, qui a adopté le calendrier grégorien, fête le jour de l’an le 1er janvier, et fête également, quoique moins solennellement, un autre début d’année, à la fin de l’été. On l’appelle souvent rentrée scolaire, mais il est surtout le commencement d’une nouvelle année en terme d’activité économique. L’Eglise catholique, qui est elle-même à l’origine de la réforme grégorienne de ce calendrier, connait par ailleurs un autre début d’année, qu’est le commencement de l’année liturgique avec le premier dimanche de l’Avent.

Dans le calendrier juif, c’est Nissan qui est le premier mois de l’année, et qui la fait donc commencer au printemps, en inaugurant le cycle annuel des fêtes, c’est-à-dire le calendrier liturgique, précisément. Le premier jour du mois de Nissan marque aussi le décompte des années de règne dans la tradition antique : ainsi même un roi entrant dans ses fonctions quelques jours seulement avant ce premier Nissan, sera considéré comme étant dans sa deuxième année de règne à partir de ce jour.

Le mois de Tishri, quant à lui, est proche de l’équinoxe automnal, comme notre rentrée économique. A l’origine, il marque d’ailleurs la fin des récoltes, l’engrangement et l’espérance en une nouvelle année fructueuse. C’est pourquoi la fête de Souccot comprend notamment une prière pour la pluie.  Nouvel an pour les plantations et les récoltes, nous dit la Mishna, le premier jour du mois de Tishri est donc un peu le jour de la rentrée agraire !

Jour d’acclamation

Mais il est évident que Rosh ha-Shana n’est pas qu’une fête agricole, ou même économique. Si le temps agraire en est le matériau cosmique ou naturel si j’ose dire, cette fête a aussi un sens spirituel qui l’inscrit, avec sa liturgie et son rôle dans l’histoire sainte, dans l’ordre du salut. La fête de Rosh ha-Shana a ainsi une dimension clairement eschatologique.

On ne trouve l’expression Rosh ha-Shana qu’une seule fois dans la Bible, dans le livre d’Ezéchiel : La vingt-cinquième année de notre exil, au commencement de l’année (berosh hashanah), le dix du mois, quatorze ans après la ruine de la ville, en ce même jour, la main de YHVH se posa sur moi, et il me transporta là-bas. (Ez 40, 1). Ce qui ne nous dit pas grand chose. Toutefois, la fête du premier Tishri a bien une origine biblique, comme en témoigne ces deux passages de la Torah :

Le Seigneur parla à Moïse en ces termes: “Parle ainsi aux enfants d’Israël: au septième mois, le premier jour du mois, sera pour vous repos solennel (shabathon), mémorial (zikheron), acclamation (therou’ah) et convocation sainte (miqera-qodèsh). Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez un sacrifice au Seigneur.” (Lv 23, 23-25)

Le septième mois, le premier du mois, vous aurez une convocation sainte (miqera-qodèsh) ; vous ne ferez aucune oeuvre servile. Ce sera jour d’acclamation (yom therou’ah) pour vous. (Nb 29, 1)

Le nom de Yom therou’ah, jour d’acclamation, que donne la Torah à ce premier jour de Tishri, fonde l’un des symboles caractéristiques de la fête de Rosh ha-Shana : la sonnerie du shofar. Traduit tantôt par cor, tantôt par trompette,  le shofar est cet instrument à vent fait traditionnellement d’une corne de bélier, rappelant le sacrifice du bélier par Abraham en substitution du sacrifice de son fils Isaac (dans l’épisode dit de la ligature d’Isaac en Gn 22,1-19). Sa sonnerie est systématiquement liée aux épisodes d’acclamation (therou’ah) dans la Bible :

David et toute la maison d’Israël faisaient monter l’arche du Seigneur en poussant une acclamation (therou’ah), au son du cor (shofar). (2S 6, 15)

Dieu s’élève parmi l’acclamation (therou’ah), le Seigneur au son de la trompette (shofar). (Ps 47, 6)

La sonnerie du shofar est donc comprise comme un précepte biblique à accomplir ce jour-là. Elle comporte 10 notes, qui expriment en alternance la plainte (repentir) et la joie (de la miséricorde reçue). L’enchaînement est répété 3 fois, en référence aux trois commandements de sonner du shofar dans la Torah (Lv 23, 24 ; Lv 25, 9 et Nb, 29, 1).  Les trente notes, donc, retentissent plusieurs fois durant la fête : après la lecture de la Torah, avant la prière de l’office de Mussaf et après chacune des bénédictions centrales de cet office, spécifique à Rosh ha-Shana. Voilà pourquoi on appelle aussi ce premier jour de Tishri, le jour du shofar.

Retour sur l’histoire de l’institution

Il y a une chose importante à savoir, concernant les fêtes du calendrier juif, c’est que le fait de trouver leur prescription dans la Torah, ne fait pas remonter, historiquement, leur institution à Moïse pour autant. Comme pour la fête de Kippour dix jours plus tard, par exemple, le texte mosaïque s’est enrichi au fil des siècles de nombreuses actualisations, en particulier au plan liturgique. Ainsi, lorsque le Sefer Devarim (le livre du Deutéronome) énumère les fêtes (Dt 16, 1-16), il n’indique que les trois grandes fêtes de pèlerinage, et il n’est pas du tout question de la sainte convocation de Rosh ha-Shana. On est donc en droit de supposer que la composition de ce passage est antérieure à son institution.

Toutefois, la solennité de Rosh ha-Shana et sa liturgie, telle que la Mishna en a gardé la mémoire, semble une institution très ancienne. Les écrits bibliques du Grand Prêtre Esdras en ont d’ailleurs gardé la trace (cf. Ne 8, 2-12), après le retour de l’exil à Babylone 1Sachant qu’on attribue aussi à Esdras la rédaction du livre de Néhémie. . Dans l’épisode que décrit le livre de Néhémie, le premier jour du septième mois est l’occasion de l’écoute solennelle de la Torah expliquée, traduite en langage courant (l’araméen à l’époque). Pour le dire autrement, le premier jour de Tishri est, depuis Esdras, le jour solennel de réception du targum (au sens large du terme). La fête, telle que la raconte ce passage, s’étend d’ailleurs jusqu’au 24 Tishri (qui est aujourd’hui la fête de la lecture de la Torah), et inclut la fête de Souccot comme il est prescrit dans la loi de Moïse. En revanche, on n’y trouve aucune trace de Yom Kippour (qui doit donc être d’institution plus tardive).

Rapprochement symbolique des fêtes

Cette lecture critique de l’histoire des festivités du peuple élu nous invite alors à nous poser la question d’une éventuelle concurrence entre les jours de l’an. Car si le premier Nissan et le premier Tishri semblent parfaitement complémentaires, tels que la Mishna les présente, ils ont pourtant quelques traits de significations qui se recoupent, et même qui entrent en concurrence. Par exemple, le premier Tishri est considéré dans la tradition comme l’anniversaire de la Création, le jour de la naissance d’Adam. Mais cela a fait l’objet d’un débat parmi les sages : selon Rabbi Eliezer, c’est au mois de Tishri que l’homme et le monde furent créés, tandis que pour Rabbi Yehoshoua ce serait en Nissan (TB Traité Rosh Hashana 10b). Plus loin le Talmud tranche le débat par ce consensus : le projet de créer le monde est formé en Tishri, et sa réalisation arrive en Nissan (TB Traité Rosh Hashana 27a). Par ailleurs, le premier Tishri est aussi fêté comme le jour de l’avènement attendu de la royauté divine. Il est appelé Yom ha-Din : Jour du Jugement. C’est donc, en quelques sortes, un nouvel an de règne… ce qu’est normalement le premier Nissan. On voit ici comment ces deux jours de l’an font plus que se compléter : ils semblent presque se superposer.

Suivant une approche historico-critique de ces institutions, on peut relever le fait qu’avant l’exil, au moins jusqu’à Josias, le décompte des années de règnes doit commencer plutôt en Tishri 2Cf. 2R 22, 3-23, 23. Josias trouve le livre de l’Alliance dans la dix-huitième année de son règne, entreprend alors sa grande purification sacerdotale et liturgique, et dans cette même dix-huitième année, au terme de cette grande purification, détruisant tous les temples et autels idolâtres, immolant les prêtres de Baal et tous ceux qui sacrifiaient aux astres, fait célébrer une Pâque selon ce qui est écrit dans le livre de l’Alliance, donc au 15 Nissan. Tout ça n’ayant pu être fait en seulement 15 jours, la dix-huitième année de son règne peut difficilement commencer le premier Nissan. CQFD. . Il n’y aurait alors pas encore de “jour de l’an” en Nissan. Et ce ne serait qu’au retour de l’exil babylonien, d’où les fils d’Israël ont rapporté le mode de calcul de leur calendrier 3Le cycle métonique, permettant le calcul des années embolismiques. et le nom des mois, et où l’année commençait au printemps, que Nissan serait devenu le premier mois de l’année, et que le premier Nissan serait donc devenu un nouveau jour de l’an.

Toutefois, comme on le voit dans les écrits post-exiliques et comme le rapportent les débats des sages d’Israël, le premier jour de Tishri, devenu à Babylone le septième mois, continue d’être un début d’année, et reste compris comme jour anniversaire de la Création et jour du Jugement. Le premier jour de Nissan ne s’est donc pas substitué au premier Tishri, mais en a comme partagé le sens, le rattachant ainsi à d’autres événements fondateurs, à savoir l’érection du Tabernacle au désert par Moïse, l’investiture d’Aaron et la descente de la Shekinah du Seigneur dans le Tabernacle (Ex 40, 1-35).

Ce jumelage, cet appariement des fêtes, peut d’ailleurs s’étendre aisément au-delà des têtes de l’année, à toute la période concernée. Nous avons vu que Rosh ha-Hashana était plus qu’une fête sur deux jours, mais l’inauguration d’une grande période festive. De même on peut considérer que Nissan, dont on dit qu’il est le premier mois de l’année parce qu’il est le mois de la Pessah (Cf. Ex 12, 2), inaugure avec son premier jour une grande période de festivités printanières allant jusqu’à Shavouot (la fête des semaines ou Pentecôte), sept semaines après Pessah. D’ailleurs, nous avons vu qu’au 15 du mois de Tishri, à la pleine lune d’automne, allait commencer Souccot, pendant sept jours. Comment ne pas faire le parallèle avec la fête de Pessah qui commence au 15 Nissan, à la pleine lune de printemps, et dure également sept jours ?

Actualisation liturgique

Evidemment, il n’y a pas de symétrie exacte entre les deux périodes, et cela n’aurait d’ailleurs aucun sens. Mais s’il y a une progressivité dans l’institution de ces fêtes, et il semble aujourd’hui suffisamment admis que la fête de Pessah dans sa forme actuelle n’existe pas avant l’exil à Babylone au VIème siècle av. JC 4C’est semble-t-il la première fête célébrée au début de la reconstruction du Temple, juste après sa dédicace. La précision, dans Esd 6, 19, pourrait laisser penser que c’est là une première que de célébrer la Pâque le 14ème jour du “premier” mois, premier compris dans le nouvel ordre, c’est-à-dire en Nissan. , alors il faut prolonger le trait de l’histoire sainte que trace cette évolution sacerdotale. Partant finalement d’un “sacerdoce naturel” (Adam, Grand Prêtre de la Création), le culte évolue, progresse, vers quelque chose, embrassant dans chacune des étapes de son évolution celles qui la précèdent. Au second temple, de nouvelles institutions verront le jour, comme la fête de Hanouka à l’issue de la révolte des Maccabées ; Hanouka, une autre fête des tentes, comme en témoignent assez largement les récits maccabéens, mais transposée au solstice d’hiver sous l’influence probable (ou en concurrence) des fêtes païennes du solstice. Et cela ne s’arrêtera pas jusqu’à la venue du Messie, venue qui assumera et accomplira tout ce qui déjà était divinement institué.

Rabbi Eleazar ben Azariah dit : « voici que je suis comme ayant soixante-dix ans et que je n’ai pas mérité de savoir comment fonder sur l’Ecriture l’obligation de faire mémoire de la sortie d’Egypte la nuit. Il a fallu attendre que Ben Zoma le tire par interprétation de l’Ecriture, comme il est dit : ‘Afin que tu te souviennes du jour de ta sortie d’Egypte, tous les jours de ta vie’ (Dt 16, 3). S’il était dit seulement : ‘les jours de ta vie’, nous n’aurions l’obligation de mentionner la sortie d’Egypte que le jour. Mais il est dit : ‘tous les jours de ta vie’, ceci étend l’obligation à la nuit ». Les Sages cependant disent : « ‘les jours de ta vie’, ceci vise ce monde-ci, ‘tous les jours de ta vie’, ceci vient inclure les jours du Messie ». Ben Zoma objecta aux sages : « Mais est-il vrai qu’on devra encore faire mémoire de la sortie d’Egypte aux jours du Messie ? N’est-il pas dit : ‘Voici que des jours viennent où l’on ne dira plus : le Seigneur est vivant, qui a fait monter les enfants d’Israël du pays d’Egypte, mais : le Seigneur est vivant qui a fait monter et rentrer la race de la maison d’Israël du pays du Nord’ ? (Jr 23, 7-8) » Les Sages lui rétorquèrent : « On ne peut en déduire que la sortie d’Egypte sera déracinée. La sortie d’Egypte restera mentionnée aux jours du Messie ; cependant la libération finale des dominations étrangères sera célébrée de façon principale, la libération d’Egypte de façon relative. Ainsi faut-il également comprendre : ‘On ne t’appellera plus Jacob, ton nom sera Israël>’ (Gn 35, 10). Ceci ne veut pas dire que le nom de Jacob sera déraciné mais que désormais le nom d’Israël sera principal, celui de Jacob relatif. » (TB Berakhot 12b-13a)

Echos dans le christianisme

Pour les chrétiens, les jours du Messie sont connus comme ceux de la venue de Jésus Christ : Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sous la Loi (Ga 4, 4). Quant au jour du jugement, le fameux Yom ha-Din que célèbre Rosh ha-Shana, Jésus que les évangiles désignent comme le Fils de Dieu en personne en a actualisé l’annonce. On en trouve clairement la trace dans son discours eschatologique. Celui que nous transmet Matthieu est éloquent sur ce point : le shofar sonnera la venue en gloire du fils de l’homme (Mt 24, 31) et, comme l’enseigne déjà la liturgie de Rosh ha-Shana, tous les hommes passeront en jugement devant lui et il les séparera comme un berger sépare les brebis des chèvres (Mt 25, 32). Cet enseignement est typique de la liturgie de Rosh ha-Shana, où tous les hommes doivent passer en jugement devant le Créateur, comme des brebis devant un berger. Alors trois livres de comptes sont ouverts dans lesquels le sort des justes, des méchants et de ceux qui sont entre les deux, sont enregistrés. Les noms des justes sont immédiatement inscrits et scellés dans le livre de vie. Les méchants sont effacés du livre de vie (cf. Ps 69, 29), et ceux qui sont entre les deux ont droit à un répit de dix jours pour se repentir et devenir justes jusqu’à Yom Kippour.

Et il arrivera qu’en ce jour-là, on sonnera du grand cor, alors viendront ceux qui se meurent au pays d’Assur, et ceux qui sont bannis au pays d’Égypte, ils adoreront le Seigneur sur la montagne sainte, à Jérusalem. (Is 27, 13)

Si le livre de vie dans lequel les noms des justes sont scellés trouve un écho chrétien dans l’Apocalypse de Jean, Paul lui-même annonce la résurrection des morts et la transformation en gloire de ceux qui sont devenus justes par la foi, aux couleurs de Rosh ha-Shana : car elle sonnera, la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons transformés (1Co 15, 52). Et reprenant par ailleurs le discours de Jésus sur l’avènement du Fils de l’Homme, il enseigne encore :

Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l’archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu ; après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours (1Th 4, 16).

Pneumatis

Notes :   [ + ]

1. Sachant qu’on attribue aussi à Esdras la rédaction du livre de Néhémie.
2. Cf. 2R 22, 3-23, 23. Josias trouve le livre de l’Alliance dans la dix-huitième année de son règne, entreprend alors sa grande purification sacerdotale et liturgique, et dans cette même dix-huitième année, au terme de cette grande purification, détruisant tous les temples et autels idolâtres, immolant les prêtres de Baal et tous ceux qui sacrifiaient aux astres, fait célébrer une Pâque selon ce qui est écrit dans le livre de l’Alliance, donc au 15 Nissan. Tout ça n’ayant pu être fait en seulement 15 jours, la dix-huitième année de son règne peut difficilement commencer le premier Nissan. CQFD.
3. Le cycle métonique, permettant le calcul des années embolismiques.
4. C’est semble-t-il la première fête célébrée au début de la reconstruction du Temple, juste après sa dédicace. La précision, dans Esd 6, 19, pourrait laisser penser que c’est là une première que de célébrer la Pâque le 14ème jour du “premier” mois, premier compris dans le nouvel ordre, c’est-à-dire en Nissan.

2 réponses à “Rosh ha-Shana”

  1. - Cahiers libres

    […] pardons). Yom Kippour a la même signification, mais au singulier : Jour du Pardon. Nous avons vu que Rosh ha-Shana, le premier jour du mois de tishri, était le Jour du Jugement de Dieu sur le […]

Laisser un commentaire

Les balises HTML usuelles sont autorisées. Votre email ne sera pas publié.

Abonnez vous aux fil des commentaires RSS