Dans le monde sans en être

Édito : l’autoroute (spirituelle) des vacances

Zenith

Comme tous les ans, le premier week-end de juillet fut celui des grands départs. Le bison futé était tout rouge, la pluie était au rendez-vous à Paris, le soleil nous attendait en Provence. Peut-être faites-vous partie des chanceux qui démarrent ces jours-ci leur vacances ?

 Je ne vais pas vous refaire l’homélie de dimanche :

Frères et sœurs, n’oubliez pas que Dieu ne prend pas de vacances. Que la plage ne vous fasse pas oublier la messe du dimanche, ni votre roman de l’été, la Bible.

Je ne vous la referai pas, car il est évidement déjà “acquis” que les vacances sont un temps spirituel. 1D’ailleurs, si après (ou avant) votre roman de l’été vous voulez (re)lire les textes clefs de la Bible, trouvez ici un sympathique programme de lecture biblique estivale Et puis peut-être aussi car, au fond, il me semble qu’il n’y a pas de concurrence entre la plage (ou au choix : la montagne, la plaine, la brousse, la jungle… ) et la vie spirituelle.

ZenithAvant-hier de très bonne heure, quittant ma banlieue parisienne natale, j’ai pris l’autoroute des vacances. À hauteur de la Bourgogne, le soleil, dardant de ses premiers rayons, me révéla, à droite, à gauche, devant, derrière –  partout ! – l’immensité du paysage. Et plus immense encore, l’immensité du ciel !

Habitué à me contenter de petits bouts de ciel, aperçus entre deux immeubles parisiens dans les rares moments où, quittant des yeux mes besognes quotidiennes, mon regard vient à se perde dans les hauteurs, je suis maintenant face à un ciel immensément plus immense que la terre !

Quittant la ville, les rapports s’inversent : d’un monde terrestre où parfois se laisse entrevoir le ciel, je passe en un monde où ce dernier m’est partout offert.

Peut-être est-ce cela les vacances, ce renversement qui remet tout en place, qui remet la terre des hommes sous la voûte du ciel. Peut-être qu’en fin de compte, Dieu lui même prend des vacances – le 7e jour – et s’arrête pour regarder le ciel.

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux,
tu élèves dans leurs eaux tes demeures ; des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs.
Tu as donné son assise à la terre : qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes.
(Psaume 103, 1-6)
Pour ceux que le labeur retient encore, sachez qu’un autre ciel, celui-ci tout intérieur, s’offre à vous : l’âme.

Benoît,
au bord du lavoir d’Esparron-de-Verdon,
sous un rayon de soleil, chatouillé par une légère brise.

PS : Que les bienheureux qui vivent toute l’année à la campagne et dont le ciel est la voûte quotidienne pardonne l’extase estivale du parisien que je suis.

Notes :   [ + ]

1. D’ailleurs, si après (ou avant) votre roman de l’été vous voulez (re)lire les textes clefs de la Bible, trouvez ici un sympathique programme de lecture biblique estivale

2 réponses à “Édito : l’autoroute (spirituelle) des vacances”

  1. Jean-Benoît

    C’est vrai que vivre à la campagne, c’est bien souvent avoir un autre rapport avec le temps qui passe, les saisons : un feu de cheminée, des barbecues l’été dans le jardin…

  2. pepscafe

    Hello Benoît !

    Je te souhaite, non pas d’excellentes “vacances”, mais un excellent repos. En Christ. 😉
    Car Dieu n’est pas le Dieu des vacances…mais du repos !

    En Christ,

    Pep’s
    (Et tous mes vœux de réussite !)

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