Dans le monde sans en être

Edito : à la recherche du Bien Commun, partout, tout le temps !

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Lors du lancement du courant pour une écologie humaine, Pierre-Yves Gomez soulignait que l’une des caractéristiques principales des mouvements sociaux est le foisonnement d’idées et d’initiatives tendu dans une même direction par des acteurs très différents et majoritairement situés en dehors du système établi.

L’opposition au mariage pour tous en est ainsi un très bon exemple puisque d’une association presque unique, rassemblant des acteurs très divers et souvent totalement hors du champs politique, est née une foule d’initiatives variées et indépendantes les unes des autres.
Retenons par exemple l’apparition de médias en ligne indépendants comme notre site ; la multiplication des rassemblements au format inédit comme ceux des Veilleurs non plus centré sur la contestation mais sur la promotion de la culture, l’apparition de nouveaux acteurs politiques comme Sens Commun à droite ou Esprit Civique à gauche ; etc.

Ce qui m’a frappé dans toutes ces propositions c’est que, si elles ont toutes pour origine ce contre-pied de la loi Taubira, elles n’en parlent presque plus. Et non pas parce qu’elles ont changé d’avis sur la question mais bien parce que ce qui uni les membres de chacun de ces groupes n’est pas seulement là. La plupart de ces organisations portent en effet aujourd’hui un projet de société global.

Cependant, loin de se disperser tout azimuts, ces initiatives élargissent leurs objectifs en visant des finalités similaires alors même qu’elles sont totalement indépendantes les unes des autres.
C’est là je pense que ce situe la réalité de la définition de cet ensemble de proposition comme mouvement social : le foisonnement n’est plus une simple contestation d’un projet de loi mais il porte maintenant un vrai dessein qui est de bâtir une société sur des valeurs nouvelles.

Cet élan me semble ainsi avancer mut par un même objectif : la recherche du bien commun partout et tout le temps !
Mais il est important de chercher à définir ce que l’on entend par l’idée de “bien commun” et pour cela il nous faut une formation solide. Il s’agit d’assurer les fondations de notre engagement pour la cité que nous voulons construire.

petitprince-mandalaUne dynamique d’apprentissage est donc à mettre en place aujourd’hui. Il s’agit de construire un monde d’hommes libres et de substituer au mot d’ordre de Maurras “le Politique d’abord” celui de “l’éducation d’abord”.

C’est pour me consacrer pleinement à cet objectif de manière professionnelle que je suis obligé aujourd’hui de réduire ma participation aux Cahiers Libres. En effet, convaincu de cette nécessité j’ai décidé de travailler avec plusieurs amis sur la doctrine sociale de l’Église (DSE) pour pouvoir la transmettre. Nous avons rencontré un certain nombre de spécialistes de chacune des thématiques de la DSE et à partir d’aujourd’hui, avec la société que nous avons formé ensemble, nous vous proposons de vous former à votre tour grâce aux vidéos de ces entretiens.

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4 réponses à “Edito : à la recherche du Bien Commun, partout, tout le temps !”

  1. Numéro 712

    Belle aventure et bon vol !

    Que le vent (le souffle) du Saint Esprit porte vos ailes !

  2. Oscar Andino

    Merci pour ce bel édito!
    Il contraste avec plusieurs billets que j’ai parfois lu sur ce site qui se sont montrés critiques avec certaines initiatives de ce vaste mouvement social. S’il faut dénoncer le manque de repère, les contradictions et l’hypocrisie de la caste politico-médiatique qui nous entraîne dans un tourbillon destructeur de notre civilisation, il faut en revanche être prudent et même bienveillant sur les différentes formes de mobilisation et d’action. Elles sont toutes complémentaires quand elle concourent au Bien commun.
    Mais dans cette recherche du Bien commun, il nous faut reposer les bases. Ces bases existent, et il faut rendre hommage à ceux qui depuis des décennies tiennent le flambeau. Ils sont nombreux ces veilleurs qui sont restés longtemps silencieux et que vous allez maintenant consulter. Beaucoup se sont nourris de Maurras notamment (pas seulement, loin de là, mais ce serait stupide de ne pas consulter ce maître que fut Maurras), de l’enseignement de l’Eglise sur les questions sociales, des philosophes et auteurs catholiques du XXème siècle, etc.
    Alors permettez-moi un conseil, car je me suis replongé dans toute cette réflexion qui fait tellement défaut à notre époque depuis quelques mois déjà:
    Commencez par l’Homme, “l’humain d’abord” pourrait-on dire.
    Sachez parler en vérité de l’homme, sachez dire ce qui le rend digne, découvrez sa finalité, les différentes dimensions de la personne humaine, la réalité des relations entre les personnes, et la réalité si souvent oubliée de l’imperfection de l’homme, de ses faiblesses et de ses inévitables manquements. Vous découvrirez pourquoi et comment l’homme est libre, quel est la place de la famille, du travail et des institutions communes.
    Le Bien Commun apparaîtra de lui-même quand vous aurez aperçu la finalité de ce même Bien Commun: l’Homme.
    Bon courage!

  3. Domitien

    Merci à tous pour votre soutien !

    @Numéro712 Sans lui rien n’aurait pu se faire 😉

    @OscarAndino Nous allons parcourir tous les sujets de la DSE, la personne humaine va donc évidemment être l’objet d’un certain nombre d’entretiens !

    @Phylloscopus Oui il y a de ça puisque nous travaillons avec eux (mais aussi avec les Semaines Sociales de France, Ichtus et d’autres ^^)

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